Delogu dénonce des fuites policières après sa garde à vue
Delogu dénonce des fuites policières après sa garde à vue

Le député marseillais Sébastien Delogu a dénoncé ce vendredi « une campagne médiatique de dénigrement, alimentée par des fuites policières mensongères », après avoir été placé en garde à vue jeudi. Il a annoncé que le parquet a décidé de le « renvoyer devant le tribunal correctionnel » le 13 novembre, dans le cadre d’une « enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », selon le parquet de Marseille.

Une garde à vue de 8 heures contestée

L’insoumis s’insurge contre « des accusations d’outrage nullement étayées », qu’il réfute et qui lui ont valu « 8 heures de garde à vue ». Il souligne s’être présenté « volontairement » au commissariat jeudi après-midi. Dans un communiqué, il conteste « les accusations relayées dans la presse (lui) reprochant d’être intervenu pour faire obstacle à une intervention policière dans (son) immeuble ». Il insiste : « C’est au contraire moi qui ai été injurié et agressé sans aucune raison ».

Une procédure jugée démesurée

Très remonté, le député LFI pointe du doigt « une procédure démesurée, dont la presse a été informée en temps réel, à chaque étape, contrevenant à toutes les règles de la confidentialité ». Après l’incident, trois policiers ont porté plainte contre le parlementaire, qui de son côté a déposé une plainte contre X pour injures et violences physiques.

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Les faits et les versions divergent

Les faits s’étaient produits vers 15h15, alors que trois policiers en civil, à la recherche d’un homme soupçonné de vol de montre, tentaient de pénétrer dans l’immeuble où habite le député et qui rentrait chez lui. Affirmant que les policiers n’avaient pas décliné leur identité, Sébastien Delogu a, dans un premier temps, refusé de les laisser entrer avant de les retrouver quelques instants plus tard sur son palier, où les échanges ont dégénéré.

Il avait transmis aux médias des enregistrements vidéo partiels de l’incident. D’autres ont également circulé. Selon la version du député, l’un des policiers l’a insulté, le traitant de « merde » et lui lançant « tu pues de la gueule » avant d’appuyer « son poing fermé sur (sa) poitrine ». De leur côté, les policiers ont affirmé dans des PV que l’AFP a pu consulter que Sébastien Delogu s’était opposé « physiquement » à leur entrée dans l’immeuble, avant de les traiter notamment de « bande de fatigués » ou encore, pour l’un d’eux, de « trou du cul ».

L’homme recherché pour vol a été interpellé sans encombre jeudi dans un appartement situé en face de celui du député. Jugé en comparution immédiate, il a été relaxé, a indiqué vendredi le parquet.

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