Gabriel Attal, candidat Renaissance pour la prochaine élection présidentielle, a adopté cet été une stratégie de communication inspirée du cow-boy, misant sur une image ferme et autoritaire, rappelant Nicolas Sarkozy. Selon son entourage, il a pris du poids et s'est entraîné pour incarner cette nouvelle posture, alors que ses concurrents sont en vacances.
Une image travaillée pour convaincre
Des études menées dans les pays anglo-saxons et scandinaves ont montré que l'aspect physique joue un rôle déterminant dans le choix des électeurs, parfois plus important que le programme. L'historien François Hourmant, dans son livre « Pouvoir et beauté : le tabou du physique en politique » (2021), affirme que « l'image des candidats est devenue décisive ».
Gabriel Attal a choisi une silhouette de cow-boy, porteur d'une virilité à l'ancienne. Il se montre cet été en chemises plus grandes d'une ou deux tailles, les mains sur les hanches, bien campé sur ses jambes, cherchant à incarner l'autorité.
Une stratégie pour rattraper Édouard Philippe
Cette stratégie intervient dans un contexte où Gabriel Attal cherche à rattraper son rival Édouard Philippe dans les sondages. En multipliant les apparitions sur les marchés, les festivals, les plages et les routes du Tour de France, il tente de séduire un électorat sensible à cette image de force et de détermination.
Reste à savoir si ce changement d'apparence suffira à convaincre les électeurs. Les études citées suggèrent que oui, mais la campagne électorale devra confirmer cette tendance.



