Alain Fabre, ancien maire d'Alès, est décédé
Alain Fabre, ancien maire d'Alès, est décédé

Alain Fabre, ancien maire d'Alès, est décédé lundi 12 octobre à Mauguio, à l'âge de 80 ans. Élu en mars 1989, cet ancien professeur de mathématiques a dirigé la capitale des Cévennes jusqu'en 1995. Il a succédé au communiste Gilbert Millet, avant de céder sa place à Max Roustan.

Une alliance politique atypique

Son élection avait été marquée par une alliance entre une partie du Parti socialiste, le centre, la droite et des membres de la société civile. Cette stratégie lui avait valu son exclusion du PS. En 2017, il revenait sur cette coalition dans nos colonnes : « On a alors monté une liste allant de l'aile droite du Parti socialiste jusqu'aux rangs du RPR, en passant par des gens du centre ou émanant de la société civile. En 1989, nous avons été élus face à une liste Front national et une autre communiste, qui comprenait des membres de l'aile gauche du PS ».

La feria d'Alès, héritage de son mandat

Durant ses six années à la tête de la municipalité, Alain Fabre avait notamment contribué à l'émergence de la feria d'Alès, devenue un rendez-vous incontournable de la vie locale. Il avait également soutenu des mesures destinées à accompagner la reconversion économique du bassin. En 2019, il revenait sur cette manifestation : « Politiquement, nous avions envie de créer une fête. C'était, d'ailleurs, une volonté inscrite dans notre programme de campagne des élections municipales de 1989 », avant d'évoquer, dans nos colonnes, la pérennité de cette manifestation taurine et festive : « Quelle que soit l'équipe municipale qui suivra, la feria d'Alès restera, même s'il y aura des changements. Elle est suffisamment installée pour résister à toute évolution sociétale et politique ».

Hommage des socialistes alésiens

Dans un communiqué publié ce jeudi 15 octobre, les socialistes alésiens ont fait part de leur tristesse après l'annonce de son décès. Ils ont salué l'action menée aux côtés de l'ancien maire entre 1989 et 1995, notamment pour donner une nouvelle impulsion à la ville et soutenir sa transformation économique. « Cette volonté d'une ville meilleure, tournée vers son époque sans nostalgie, est toujours la nôtre aujourd'hui », ont-ils déclaré, avant d'adresser leurs condoléances aux proches d'Alain Fabre.