Accord historique en Nouvelle-Calédonie : statut sui generis et nationalité calédonienne
Accord historique en Nouvelle-Calédonie : statut sui generis

Après dix jours de négociations intenses à Bougival, dans les Yvelines, les indépendantistes et les loyalistes ont signé, ce samedi 12 juillet, un accord qualifié d'historique sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Cet accord, qui doit encore être validé par un référendum local, prévoit un changement de statut pour l'archipel.

Un statut sui generis pour la Nouvelle-Calédonie

Selon les informations révélées par nos confrères du Parisien, la Nouvelle-Calédonie devrait passer sous le statut sui generis, un régime juridique spécifique. Concrètement, elle deviendrait un État intégré à la France, selon une source loyaliste, qui estime être allée "aux confins de l'autonomie". Les signataires ont également décidé de laisser la possibilité au Congrès calédonien de modifier ce statut dans les années à venir.

Les principales dispositions de l'accord

  • Création d'un État de la Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution de la République française.
  • Instauration d'une nationalité calédonienne, les Calédoniens restant toutefois Français.
  • Reconnaissance possible par la communauté internationale de cet État.
  • Report des élections provinciales du printemps 2026 (initialement prévues fin 2025).
  • Organisation d'un référendum local pour valider l'accord, sans autre référendum d'indépendance prévu.

Le député non indépendantiste Nicolas Metzdorf a déclaré : "C'est signé. Un statut dans la France. Avec des Calédoniens qui restent Français. Plus aucun référendum en vue si ce n'est celui qui sera organisé pour valider cet accord. Une ouverture du corps électoral."

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Des concessions et un espoir de renaissance

"On nous avait prédit un référendum sur l'État-associé dans 15 ans. Nous avons fait de fortes concessions pour l'éviter et pour projeter définitivement la Nouvelle-Calédonie dans l'avenir et sans date butoir", a ajouté Nicolas Metzdorf. Philippe Gomes, chef de file du parti Calédonie ensemble, a salué un accord qui "permet à l'espoir de renaître".

Prochaines étapes

Selon Philippe Gomes, le Parlement devrait être réuni à Versailles au dernier trimestre 2025 pour constitutionnaliser l'accord, avant la tenue du référendum local. Les élections provinciales, cruciales sur l'archipel, sont reportées au printemps 2026. L'heure est désormais aux explications et à la relance économique, alors que la Nouvelle-Calédonie a été ravagée par les émeutes de mai 2024, qui ont fait 14 morts et plus de deux milliards d'euros de dégâts.

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