Le Rassemblement national a investi Marie-Pierre Callet, vice-présidente du conseil départemental et ancienne figure des Républicains, pour mener sa liste aux prochaines élections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône. Cette nouvelle prise de guerre du parti d'extrême droite chez Les Républicains a été officialisée lundi lors d'une conférence de presse à Marseille.
Un ralliement récent
Marie-Pierre Callet, âgée de 68 ans, a annoncé avoir rejoint le RN « ces dernières semaines ». Elle avait quitté Les Républicains après la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République en juin 2024. Cette ex-LR rejoint ainsi une dynamique de recomposition à droite dans le département.
Il y a une semaine, Laure-Agnès Caradec, présidente des Républicains des Bouches-du-Rhône et également vice-présidente du conseil départemental, avait déclaré rejoindre l'UDR d'Éric Ciotti, qu'elle qualifie de « droite sans compromission ». Selon Franck Allisio, candidat RN à la mairie de Marseille et lui-même issu de l'UMP, « plus d'une vingtaine d'élus LR du département nous ont rejoints ».
Un profil rural pour séduire les grands électeurs
Franck Allisio a estimé que Marie-Pierre Callet avait « le profil idéal ». Ancienne aide-soignante, elle est devenue éleveuse de bovins à Maussane-les-Alpilles et est élue au conseil départemental depuis 2015. La liste RN-UDR mise sur cette candidate non-marseillaise, qui souhaite « faire reconnaître les Bouches-du-Rhône comme un département agricole », pour capter les voix des grands électeurs ruraux. Aux élections sénatoriales de septembre, Franck Allisio a fixé l'objectif de conquérir deux sièges à la chambre haute, alors que le groupe départemental ne compte actuellement qu'un sénateur.
Les enjeux du scrutin sénatorial
Dans les Bouches-du-Rhône, seul le président de région Renaud Muselier a fait acte de candidature à ce stade pour une liste d'union droite-centre. Il briguerait le fauteuil de la centriste Brigitte Devésa, élue après le décès de Patrick Boré, un proche de Renaud Muselier. Il pourrait toutefois être concurrencé par la ministre de l'Enseignement et de la Formation professionnelle Sabrina Roubache, qui a exprimé son souhait de candidater auprès du site d'info locale Marsactu.



