Deux figures de l'extrême gauche niçoise, Olivier Salerno et Robert Injey, ont vivement critiqué la décision du maire de Nice, Éric Ciotti, d'ériger une statue en hommage au résistant communiste Max Barel. Dans un communiqué diffusé jeudi 14 mai 2026, ils qualifient cette initiative d'« insulte » et affirment que « Max Barel ne mérite pas ça ».
Une décision controversée
La veille, Éric Ciotti, maire (UDR) de Nice et allié du Rassemblement national, avait donné son accord à la demande de l'élu municipal d'opposition Julien Picot, secrétaire départemental du Parti communiste français (PCF) des Alpes-Maritimes. Le monument devrait être installé sur la place portant déjà le nom du résistant, située près du port de Nice. Le conseil municipal doit prochainement délibérer pour officialiser cette décision.
« Se refaire une virginité politique »
Pour Olivier Salerno, membre de La France insoumise, et Robert Injey, du mouvement Alternative communiste, ce geste n'est qu'une manœuvre de récupération politique. « L'occasion était trop belle pour l'allié zélé du RN de se refaire une virginité politique en récupérant la mémoire du résistant communiste torturé par Klaus Barbie à Lyon en 1944 », écrivent-ils dans leur communiqué. Ils rappellent également qu'Éric Ciotti a choisi de s'allier au Rassemblement national, « héritier du Front national, fondé en 1972 notamment par des collabos, d'anciens Waffen-SS de la division Charlemagne, vichystes, adorateurs de Pétain, et qui ont plaidé jusqu'à leur mort pour la réhabilitation du nazisme ».
« On ne banalise pas une telle filiation »
Les deux militants estiment que l'inauguration d'une statue de Max Barel par l'allié politique des héritiers de ceux qui étaient complices de ses assassins nazis est « non seulement inconvenante, mais une insulte à sa mémoire ». Ils ajoutent : « On ne banalise pas impunément une telle filiation. » Ils imaginent avec tristesse la scène, en pleine campagne présidentielle, où Éric Ciotti, soutien de Bardella ou de Le Pen, inaugurerait la statue aux côtés de Julien Picot, représentant des communistes des Alpes-Maritimes.



