Raphaël Glucksmann a officialisé sa candidature à l'élection présidentielle de 2027, lors d'un meeting à Villeurbanne, ce samedi 23 août 2026. L'eurodéputé de 45 ans a annoncé sa décision devant plusieurs milliers de sympathisants, selon les informations de Libération.
Une annonce très attendue
Cette déclaration met fin à des mois de spéculations sur les intentions de l'eurodéputé. Il était pressenti depuis plusieurs semaines, mais sans confirmation officielle. Le meeting de Villeurbanne, dans la métropole de Lyon, a été le cadre choisi pour cette annonce.
Glucksmann, qui a cofondé le mouvement Place publique en 2018, se présente comme le candidat de la gauche sociale-écologiste. Il a notamment insisté sur la nécessité de « réconcilier l'écologie et la justice sociale », un thème central de sa campagne.
Les réactions dans la classe politique
Sa candidature a immédiatement suscité des réactions. Plusieurs figures de la gauche, dont certains socialistes, y voient une opportunité de rassembler au-delà des clivages traditionnels. D'autres, à l'instar de La France insoumise, restent sceptiques, estimant que cette candidature pourrait diviser davantage le camp progressiste.
« C'est une candidature de rassemblement, qui porte une vision claire pour la France », a déclaré un proche du candidat, cité par Libération. Selon un sondage récent, Glucksmann recueillerait environ 12 % des intentions de vote au premier tour, un score qui le placerait en troisième position, derrière Marine Le Pen et Édouard Philippe.
Les priorités du candidat
Dans son discours, Raphaël Glucksmann a détaillé ses priorités : la transition écologique, la justice fiscale, la défense des services publics et une Europe plus souveraine. Il a également appelé à « un sursaut démocratique » face à la montée des extrêmes.
Il a annoncé qu'il tiendrait son premier grand meeting de campagne à Paris, à la mi-septembre, et qu'il entamerait un tour de France des régions dès la semaine prochaine.
Cette candidature s'inscrit dans un paysage politique déjà très animé, avec plusieurs prétendants déclarés à gauche, dont Olivier Faure (PS) et Marine Tondelier (EELV), mais aussi à droite et au centre. La campagne s'annonce longue et disputée, alors que le premier tour est prévu en avril 2027.



