La campagne pour l'élection présidentielle de 2027 s'ouvre avec une série de grands meetings. Cinq candidats potentiels ou déclarés ont choisi Paris et sa région pour rassembler leurs troupes dans les prochaines semaines. Ces rendez-vous, étalés sur cinq semaines, marquent le top départ de la course à l'Élysée.
Gabriel Attal ouvre le bal
Dès ce samedi, Gabriel Attal, candidat déclaré depuis son dévoilement à Mur-de-Barrez en Aveyron, tiendra son meeting au Parc des expositions de Paris. Pour Patrick Vignal, ex-député de l'Hérault et conseiller d'Attal, l'objectif est clair : « galvaniser les troupes, réunir notre famille, motiver les militants et avoir un impact médiatique. Un candidat doit avoir l'envie, le projet et la dynamique. Cette dynamique, on peut l'impulser dès samedi ». Toutefois, ce meeting coïncide avec la finale de la Ligue des champions entre le PSG et Arsenal, ce dont certains adversaires se gaussent déjà.
Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis
Le 7 juin, Jean-Luc Mélenchon rassemblera ses fidèles devant la mairie de Saint-Denis, récemment conquise par La France Insoumise. Rhany Slimane, conseiller municipal LFI à Montpellier, y voit un symbole fort : « Pour nous, ce meeting est le top départ de la seule dynamique crédible à gauche. On part de Saint-Denis pour fédérer la France entière ». Ce jour-là, la finale de Roland-Garros se déroulera en même temps.
Raphaël Glucksmann aux Docks de Paris
Le 13 juin, Raphaël Glucksmann, pas encore officiellement déclaré, invite ses soutiens aux Docks de Paris à Aubervilliers, dans le cadre du lancement de son livre Nous avons encore envie. Sandrine Hernandez, de Place Publique, insiste sur « le plaisir de se réunir et de partager notre vision de la France ». Elle note une mobilisation de tous les départements, ouverte au-delà des militants.
Bruno Retailleau au Parc floral
Le 20 juin, Bruno Retailleau, président des Républicains, tiendra un meeting au Parc floral de Paris. Laurent Burgoa, sénateur LR du Gard, explique : « Nous lançons notre campagne pour mobiliser élus et militants. Il est normal que le président élu de LR représente notre sensibilité, pour éviter un second tour entre extrême gauche et extrême droite ».
Édouard Philippe à l'Adidas Arena
Enfin, le 5 juillet, Édouard Philippe clôturera cette première salve à l'Adidas Arena. Mais Jean-François Audrin, maire de Saint-Georges-d'Orques et référent Horizons, annonce une initiative originale dès le 25 juin : « Mille cadres du parti inviteront chacun dix personnes à 19h pour un apéritif connecté avec Édouard Philippe, qui sera au Havre. Chacun pourra échanger avec lui pendant une heure et demie ou deux heures ».



