Une erreur dans les bulletins interrompt la campagne électorale à Sarlat
La distribution de la propagande électorale dans la commune de Sarlat, en Dordogne, a connu un arrêt brutal vendredi 6 mars dernier. Cet incident a été déclenché par la découverte d'une erreur significative concernant l'ordre des candidats au Conseil communautaire présentés par la candidate divers gauche Fabienne Lagoubie.
Une distribution stoppée net
Les facteurs de La Poste, qui devaient distribuer les enveloppes contenant les professions de foi des cinq candidats aux 6 800 électeurs inscrits de Sarlat, ont reçu l'instruction formelle d'interrompre immédiatement leur mission. Plus encore, ils ont été chargés de tenter de récupérer les enveloppes déjà déposées dans les boîtes aux lettres des habitants.
La raison de cette interruption soudaine réside dans un problème technique concernant les bulletins de vote au nom de Fabienne Lagoubie. Alors que la liste des candidats au Conseil municipal apparaissait correctement, celle des prétendants au Conseil communautaire présentait une inversion dans l'ordre des noms à partir du dixième candidat. Cette anomalie soulevait immédiatement la question cruciale de la validité potentielle de ces bulletins lors du scrutin.
Une candidate concède l'erreur
Fabienne Lagoubie a reconnu avoir commis « une erreur » tout en insistant sur sa bonne foi. Elle a rappelé que ses bulletins avaient pourtant été contrôlés et « validés » quelques jours plus tôt par la commission de propagande électorale, chargée précisément de vérifier la conformité de tous les documents de campagne.
Malgré cet incident, la distribution de la propagande électorale a pu reprendre normalement à partir du mardi 10 mars, permettant aux candidats de finalement atteindre l'ensemble des électeurs sarladais.
Des réactions contrastées
Le candidat Franck Duval n'a pas manqué de réagir vivement à cette situation. Sur les réseaux sociaux, il a dénoncé « un manque de professionnalisme » de la part de sa concurrente. Selon lui, cet incident entraîne des retards qui « pénalisent tous les autres candidats » et génère des « coûts supplémentaires exorbitants ».
Il a notamment pointé du doigt :
- La nécessité de nouvelles enveloppes
- La réimpression des adresses
- La mobilisation d'agents postaux pour accomplir deux fois la même tâche
- Les frais de diffusion supplémentaires
Franck Duval a même suggéré que Fabienne Lagoubie devrait assumer financièrement ces surcoûts engendrés par son erreur.
Une incertitude persistante
Face à ces critiques, Fabienne Lagoubie a préféré garder le silence. Son équipe de campagne se concentre désormais sur une attente cruciale : obtenir une « réponse de la préfecture et du ministère de l'Intérieur » concernant la validité des premiers bulletins distribués.
Environ 700 exemplaires de la version erronée ont en effet été diffusés avant l'interruption de la distribution. La question centrale qui préoccupe tous les acteurs de cette élection est simple mais essentielle : les bulletins de vote Lagoubie dans leur première version seront-ils comptabilisés comme nuls lors du dépouillement ?
Cette incertitude juridique pourrait compliquer significativement le travail des assesseurs le soir du scrutin. Sans même évoquer la possibilité de recours ultérieurs, le dépouillement des votes promet d'être particulièrement délicat, avec en toile de fond cette interrogation sur la validité des bulletins contestés.
Cet incident rappelle à quel point la précision technique dans la préparation des documents électoraux reste fondamentale pour garantir la régularité et la transparence du processus démocratique, même dans les plus petites communes.



