Le Premier ministre nationaliste sortant, Viktor Orbán, a annoncé samedi son retrait du Parlement hongrois, après la défaite écrasante de sa coalition qui met fin à seize années de pouvoir. Le 12 avril, Orbán a perdu face à un nouveau venu politique, le conservateur pro-UE Péter Magyar, dont le parti a remporté une majorité des deux tiers au Parlement lors d'un scrutin marqué par une participation record.
Une décision annoncée sur Facebook
Âgé de 62 ans, le dirigeant nationaliste, qui siège sans interruption au Parlement hongrois depuis la démocratisation de 1990, avait appelé la semaine dernière à un « renouvellement complet » de son parti. Dans une vidéo publiée sur Facebook après une réunion du comité exécutif du Fidesz, Orbán a déclaré : « Puisque le siège que j'ai remporté comme tête de liste de Fidesz-KDNP est en réalité un siège parlementaire pour Fidesz, j'ai décidé de le rendre. Pour l'instant, on n'a pas besoin de moi au Parlement, mais pour la réorganisation du camp national. »
Un rôle maintenu à la tête du parti
Il a ajouté que la direction du parti lui avait recommandé de rester pour poursuivre son travail en tant que président du Fidesz, et qu'il était « prêt pour cette tâche » s'il est confirmé lors du congrès du parti prévu en juin.
La réaction de Péter Magyar
Le nouveau Premier ministre, Péter Magyar, qui a remporté les élections en promettant un « changement de régime », a accusé Orbán de lâcheté. Sur Facebook, il a déclaré : « Le 'courageux' combattant de rue reste incapable d'une chose : assumer ses responsabilités... Avec un parrain de la mafia aux commandes, il ne peut pas y avoir d'opposition démocratique. »
La nouvelle configuration parlementaire
L'Assemblée nationale hongroise doit tenir sa session inaugurale le 9 mai, lorsque les nouveaux députés prêteront serment. Le parti Tisza de Magyar a obtenu 141 sièges, tandis que la coalition Fidesz-KDNP d'Orban en a décroché 52, et le parti d'extrême droite Notre Patrie 6, au sein d'une Assemblée nationale qui compte 199 membres.



