La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a rendu son verdict pour les candidats Christian Estrosi et Juliette Chesnel-Le Roux, lors des élections municipales de Nice des 15 et 22 mars 2026. Comme précédemment pour Éric Ciotti, leur comptabilité électorale a été validée.
Validation des comptes et remboursement suspendu
La CNCCFP a approuvé les comptes des trois principales listes, écartant les accusations croisées d’irrégularités. Le plafond légal de dépenses s’élevait à 426 000 euros, montant qu’aucun candidat n’a atteint. Cependant, le remboursement des sommes engagées est « suspendu à un recours intenté contre l’élection », précise Juliette Chesnel-Le Roux, tête de la liste d’opposition « Unis pour Nice ».
Recours de Marc Concas contre l’élection
Marc Concas, ancien adjoint aux Finances et à la probité de Christian Estrosi, a saisi le tribunal administratif. Il conteste l’éligibilité de Pierre Ippolito, colistier d’Éric Ciotti, dont les entreprises bénéficient de marchés publics de la Ville et de la Métropole. Il dénonce aussi des irrégularités dans les comptes de campagne du nouveau maire. Pour l’entourage d’Éric Ciotti, la validation par la CNCCFP affaiblit ce recours, bien que le tribunal doive statuer à la rentrée.
Accusations réciproques et signalement
En retour, les partisans de Christian Estrosi rappellent qu’Éric Ciotti avait mis en cause la régularité de leurs frais de campagne. Un proche de l’ancien maire révèle que la CNCCFP avait reçu un signalement concernant « un événement à caractère électoral organisé par la municipalité », des propos tenus lors de la « galette des Rois » de la Ville, et « la prise en charge par la municipalité de dépenses relevant du compte de campagne du candidat ». La commission a conclu que ces éléments « n’ont pas pu être établis », permettant à l’ancienne majorité de qualifier ces accusations d’« infondées ».
Conséquences politiques
Cette validation conforte les trois camps dans leurs positions respectives, mais le contentieux électoral reste ouvert avec le recours de Marc Concas. La décision du tribunal administratif, attendue après l’été, pourrait rebattre les cartes politiques à Nice.



