La séance publique du conseil municipal de Montauroux s'est tenue en mairie vendredi 29 mai 2026 avec treize délibérations à l'ordre du jour. Les élus ont été contraints de repasser aux urnes pour élire la liste des adjoints au maire, à la suite d'une décision du tribunal administratif de Toulon du 19 mai 2026 annulant l'élection précédente.
Une annulation pour non-respect de la parité
Lors de l'établissement du procès-verbal de l'élection du maire et de ses adjoints, daté du 20 mars 2026, la commune avait fixé à sept le nombre d'adjoints. Si ces derniers avaient été élus au premier tour à la majorité et immédiatement installés dans l'ordre de la liste, le tribunal administratif a constaté que le principe d'alternance homme-femme n'avait pas été respecté. En effet, les premier et deuxième postes d'adjoints étaient occupés par Marie-José Giudicelli et Nathalie Chapon Cunisse, tandis que Thierry Pedrazzoli et Eric Justice figuraient en cinquième et sixième positions. « Cela avait échappé à tout le monde », a déclaré le maire Jean-Yves Huet, avant d'ouvrir un nouveau scrutin à bulletins secrets.
Un nouveau vote conforme à la loi
Les sept adjoints de la majorité municipale ont été élus à la majorité des voix, avec sept votes blancs, dans l'ordre d'alternance suivant : Marie-José Giudicelli (1re adjointe), Alexandre Peric (2e), Nathalie Chapon Cunisse (3e), Thierry Pedrazzoli (4e), Michelle Froment (5e), Eric Justice (6e) et Aurore Sturm (7e). Cette nouvelle liste respecte strictement l'alternance entre hommes et femmes, conformément aux exigences légales.
Autres délibérations : taxe d'aménagement et cinéma
Le conseil a également adopté à l'unanimité une convention de reversement de la Taxe d'aménagement perçue sur la Zone d'activité économique (ZAE) de l'Apier, au profit de la Communauté de communes du Pays de Fayence (CCPF). Ce reversement s'applique à l'intégralité de la part communale de la taxe pour toute autorisation d'urbanisme accordée à compter du 1er janvier 2027, pour une durée de 10 ans. Le principe est le suivant : 93 % du produit de la part communale est reversé à la CCPF, et 7 % est conservé par la commune. Interrogé par le chef de file de l'opposition Alex Maziers sur le montant des travaux et le bénéfice pour la commune, le maire a répondu : « Quand on parle de territoire, on ne parle pas de gagnant ou de perdant mais d'intérêt général. Le coût des travaux est estimé à environ 4 millions d'euros, d'où l'intérêt de ce reversement. »
Une autre délibération concernait l'acquisition de biens mobiliers appartenant à l'association Maison Pour Tous (MPT), qui gère le cinéma communal. Afin de sécuriser la pérennité du service public cinématographique, la commune deviendra propriétaire de ces biens. La valeur résiduelle du matériel du cinéma est estimée à 39 549 euros (hors fauteuils déjà remplacés), et celle du cinéma itinérant à 4 160 euros. « Cette acquisition permettra à la commune de disposer pleinement des équipements nécessaires à l'exploitation du cinéma, quels que soient les futurs modes de gestion », a précisé le maire. Les élus de l'opposition se sont abstenus sur cette délibération.



