Mende 2026 : l'émergence de nouvelles voix féminines en politique locale
En cette Journée internationale des droits des femmes du 8 mars 2026, la ville de Mende en Lozère voit émerger quatre nouvelles figures féminines sur les listes municipales. Audrey Boulard, Marie Bouquet, Laurine Forchini et Léna Rubio s'engagent pour la première fois en politique, apportant leurs perspectives uniques sur la participation des femmes à la vie publique.
Des profils variés pour une même ambition
Audrey Boulard, 34 ans, ingénieure et chef d'entreprise sur la liste "Juste Mende" d'Emmanuelle Soulier, exprime son optimisme : "La politique, c'est une première, et ça me permet de ne pas me mettre de barrières. J'ai toujours espoir que ce milieu soit égalitaire et qu'une femme puisse être autant entendue qu'un homme !" Elle souligne l'importance d'une représentativité réelle et envisage la création d'une commission dédiée à l'égalité femmes-hommes.
Marie Bouquet, 26 ans, responsable des ressources humaines et pompier-volontaire depuis ses 17 ans, rejoint la liste "Ensemble pour Mende" de Stéphanie Maurin. Elle affirme : "Les femmes sont tout autant capables que les hommes de mener à bien une politique. Une personne n'est pas meilleure qu'une autre en fonction de son genre. Pour moi, ce n'est même pas un sujet de débat."
La parité comme atout pour la ville
Laurine Forchini, 36 ans, directrice du patrimoine immobilier au Clos du Nid, candidate sur la liste "Choisissons Mende, pour un nouveau souffle" de Patrice Saint-Léger, met en avant la complémentarité : "La parité, c'est une très bonne chose, parce qu'il y a une vraie complémentarité entre les femmes et les hommes. On n'a pas forcément les mêmes appétences ni les mêmes approches, donc c'est très constructif."
Léna Rubio, 37 ans, ostéopathe sur la liste "À gauches toutes et tous" d'Hermelen Peris, apporte une perspective critique : "La parité, je trouve ça très bien. Mais j'aurais aimé que l'on puisse établir l'ordre comme on le souhaite sans forcément faire du 'un sur deux'. Ça reste un bon point de départ." Son engagement naît d'une frustration face aux refus municipaux rencontrés dans son action associative.
Une légitimité à construire collectivement
Ces quatre femmes partagent une conviction commune : leur légitimité en politique ne fait pas débat. Marie Bouquet insiste : "Ce n'est pas le genre qui définit quelqu'un, ce sont ses convictions." Laurine Forchini rend hommage aux générations précédentes : "Être une femme en politique aujourd'hui, c'est rendre hommage à tout ce que d'autres femmes ont fait avant nous."
Léna Rubio espère quant à elle que "de plus en plus de femmes impliquées parleront de certaines des préoccupations, celles que seules les femmes vivent et que seules les femmes peuvent faire évoluer." Toutes soulignent l'importance de mettre leurs compétences au service des habitants de Mende, une ville qu'elles décrivent comme "à taille humaine" où l'engagement local peut véritablement améliorer la vie des citoyens.
Ces témoignages illustrent une évolution encourageante dans la participation féminine à la politique locale, même si des progrès restent à accomplir pour une égalité réelle dans les instances décisionnelles.



