Le tribunal administratif de Nice a tranché. Ce mercredi 10 juin, il a rejeté la requête de Sandrine Penta, candidate malheureuse aux élections municipales de La Turbie, qui demandait l'annulation du scrutin. Elle estimait avoir été victime d'une « campagne de diffamation et de calomnies » ayant pu fausser le résultat des urnes.
Une requête rejetée
Le 27 mars 2026, quelques jours après sa défaite face à Valentin Lopez, Sandrine Penta avait saisi le tribunal administratif. Dans sa missive, elle affirmait : « Il apparaît clairement que des propos diffamatoires et calomnieux à mon encontre ont été diffusés massivement par plusieurs de mes opposants visant à nuire à mon honneur et à ma probité. Ces propos ont atteint l'opinion publique et eu une influence considérable qui ont fait basculer le résultat du second tour des élections. »
Lors de l'audience du 3 juin, la tête de liste « Agir pour La Turbie » et son avocat avaient présenté diverses pièces : mails et SMS anonymes, tract et montage jugés diffamatoires distribués dans les boîtes aux lettres et sur les réseaux sociaux. Ces documents faisaient référence à un dossier de placement traité dans le cadre de ses fonctions d'éducatrice spécialisée à la protection de l'enfance du Département 06, depuis porté en justice par la mère de l'enfant concerné.
Selon Sandrine Penta, un colistier de Daniel Candela ainsi que la liste de Jean-Philippe Gispalou étaient derrière cette diffusion. Elle soutenait également que Valentin Lopez, élu maire, avait « orchestré » cette campagne de harcèlement et de dénigrement.
Des éléments insuffisants
Dans son jugement, le tribunal administratif a estimé que « les éléments apportés étaient insuffisants, en l'état de l'instruction, pour caractériser des manœuvres et qu'eu égard à l'écart de voix entre les deux premières listes, les irrégularités invoquées ne pouvaient être regardées comme ayant altéré la sincérité du scrutin ». Au second tour, 105 voix séparaient Sandrine Penta (32,12 %, 565 voix) de Valentin Lopez (38,09 %, 670 voix).
Sandrine Penta quitte le conseil municipal
Suite à cette décision, Sandrine Penta a annoncé son départ du conseil municipal. « Les preuves apportées contre M. Lopez n'ont pas été retenues. Le 23 mars, plusieurs témoins ont pourtant vu celui-ci et des membres de son équipe fêter sa victoire en présence de la maman qui m'a attaquée. Je ne peux pas concevoir travailler dans l'intérêt des Turbiasques avec un tel personnage. Je fais donc le choix de me retirer de la liste et du conseil municipal », a-t-elle déclaré. On ignore encore qui la remplacera. Elle a également annoncé la création prochaine d'une association, « Les Turbiasques de cœur », destinée à « accompagner et soutenir nos Turbiasques au travers de plusieurs missions ».



