La peur du duel des extrêmes en 2027 hante la France
La peur du duel des extrêmes en 2027 hante la France

Il est des peurs qui traversent les siècles. Les Français ont hérité de leurs ancêtres gaulois une terreur viscérale : celle que le ciel ne leur tombe sur la tête. Cette angoisse, parfois légitime, se manifeste aujourd'hui de multiples façons. À Nantes, les victimes du narcotrafic tombent sous les balles, un fléau que nos aïeux n'auraient jamais imaginé voir gagner nos contrées. Parfois, la peur est moins justifiée, comme ces interminables files d'attente devant les stations-service, provoquées par la crainte d'une pénurie que le blocus du détroit d'Ormuz n'a pas encore causée. Ou encore cette psychose pandémique qui semble gagner la France à la moindre évocation d'un virus, tel le hantavirus du « MV Hondius », pourtant connu et maîtrisable.

Une angoisse politique grandissante

Mais une autre peur, plus légitime, étreint une grande majorité des Français : celle d'assister à un duel des extrêmes au second tour de l'élection présidentielle de 2027. Ce n'est pas un chiffon rouge agité pour affoler les Gaulois réfractaires. La campagne démarre et le chiffon bouge tout seul. Entre trente et quarante candidats potentiels rêvent d'un destin présidentiel, mais seuls deux camps sont en ordre de marche : les deux extrêmes.

Les forces en présence

Jean-Luc Mélenchon, à 74 ans, est déjà lancé dans ses outrances et contre-vérités, fort de ses troupes de La France insoumise. Le Rassemblement national attend le 7 juillet et le délibéré de la justice pour savoir qui de Marine Le Pen ou de Jordan Bardella partira à l'assaut de l'Élysée. Ces deux partis ont bâti leur histoire sur l'opposition systématique, non sur leur capacité à gouverner, alors que la France a tant besoin d'être gouvernée efficacement.

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Un paysage politique fragmenté

Gauche divisée, droite éclatée, centre « macronisé » : qui peut sortir de ce fatras et empêcher que le ciel électoral ne nous tombe sur la tête ? En attendant les longues files d'attente devant les bureaux de vote au printemps prochain, cette angoisse politique est la seule qui vaille.

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