Le député Guillaume Lepers mobilise malgré son avance confortable au premier tour
Guillaume Lepers mobilise malgré son avance au premier tour

Un député en campagne malgré une avance confortable au premier tour

L'issue du premier tour des élections municipales a placé le député Guillaume Lepers en position de force avec un score approchant les 44%. Pourtant, loin de se reposer sur ses lauriers, l'élu et son équipe sont immédiatement repartis sur le terrain pour une campagne intensive. « Presque 44%, c'est un bon résultat. Il ne faut pas faire le faux modeste. Mais ça présente un danger en termes de mobilisation », confie le candidat, conscient que les félicitations prématurées pourraient nuire à la participation.

Une victoire à portée de main mais une mobilisation cruciale

Dès le lendemain du premier tour qui l'a vu largement devancer ses concurrents Geoffroy Gary (25,15%) et Thomas Bouyssonnie (22,81%), Guillaume Lepers a repris le tractage avec ses coéquipiers. « On a de l'avance mais on ne siffle pas la fin du match », martèle-t-il. L'enjeu dépasse la simple victoire personnelle : il s'agit de « placer un maximum de colistiers » au conseil municipal. Rappelons qu'en 2020, avec 49,80% au second tour, sa liste avait obtenu 27 des 35 sièges.

Une liste construite sur de nouveaux critères

Contrairement à son premier mandat, aucune tractation n'a été nécessaire pour constituer sa liste cette fois-ci. « Je l'ai construite à 100% », affirme Guillaume Lepers, avec un critère principal : « La passion de Villeneuve ». Il s'est entouré de personnes « qui ne regardent pas dans le passé, qui croient en l'avenir de la bastide et des villes moyennes », un indicateur qu'il place bien avant leur vote aux scrutins nationaux.

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Cette nouvelle équipe mêle « une jeune génération qui a envie, et des gens avec de l'expérience qui peuvent me faire grandir dans mon expérience de maire ». Le député va ainsi couper symboliquement le cordon avec ses mentors politiques, Anne-Marie Davelu-Chavin et Gérard Régnier, qu'il appelle ses « deux parents en politique ». Même distance prise avec le Dr Florence Graneri, ancienne cheffe de file de la droite, placée suffisamment loin dans la liste (32e position) pour ne pas être éligible.

Un mandat de maturation et de réseaux

À l'aube d'un probable deuxième mandat de maire, Guillaume Lepers assure avoir mûri grâce à son premier mandat municipal et ses 20 mois passés à l'Assemblée nationale. « Pour plein de raisons, cela m'a changé », explique-t-il. « Ça permet notamment de prendre de la hauteur sur plein de sujets. Je suis plus apaisé, j'ai vu autre chose ».

Son passage par Paris lui a ouvert des réseaux qu'il compte bien entretenir, notamment via sa suppléante Émeline Rey, appelée à lui succéder en cas de victoire. Elle sera un relais essentiel pour « continuer d'avancer sur le dossier prison » et obtenir « un accès rapide et efficace à la future gare LGV ». L'avenir de Saint-Cyr nécessitera également des soutiens régionaux et nationaux.

Le casse-tête du cumul des mandats

Le Conseil d'installation est prévu le vendredi 27 mars à 18 heures. Son départ de l'Assemblée nationale prendra environ un mois pour devenir effectif. Pendant cette période, sauf catastrophe électorale dimanche, Guillaume Lepers sera député-maire. Un cumul de fonctions dont il rêve, mais qui pose le casse-tête pratique de savoir de quel côté porter l'écharpe tricolore. Le candidat reste cependant concentré sur l'objectif immédiat : transformer son avance du premier tour en une victoire suffisamment large pour assurer l'avenir de son projet municipal.

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