Une victoire éclatante dès le premier tour pour le député-maire sortant
Le député-maire sortant a littéralement tué le match dès le premier tour des élections municipales. Sa liste Gardons le cap a réalisé une performance remarquable en réunissant 43,87% des votes exprimés, creusant un éart considérable avec ses adversaires. Les électeurs villeneuvois n'ont visiblement pas tenu rigueur à l'élu de son double mandat, bien au contraire.
Une domination sans partage dans tous les bureaux
La liste du maire sortant est arrivée en tête dans les 21 bureaux de vote, y compris dans ceux où traditionnellement l'opposition réalisait ses meilleurs scores. « Même le bureau numéro 1, où on en prenait habituellement une. Ça montre que plus de sécurité, plus de propreté, ça plaît aux habitants », commente le député-maire, visiblement « agréablement surpris » par l'ampleur de son score.
Guillaume Lepers apprécie particulièrement que « ce résultat repose plus sur la personne que sur l'étiquette politique ». Décrit comme bosseur, dynamique et avenant, l'élu a insufflé un élan nouveau à la bastide et a mené une campagne axée exclusivement sur les projets en cours et à venir. Il est désormais en excellente position pour remporter un nouveau mandat dimanche prochain.
La bataille pour la seconde place s'annonce serrée
Derrière le maire sortant, la course pour la deuxième place promet d'être intense. Geoffroy Gary (25,15%) et Thomas Bouyssonnie (22,81%) se disputent la position de premier opposant dans ce qui s'annonce comme une triangulaire politique tendue.
La déception de l'union des gauches
Thomas Bouyssonnie, qui avait réussi à fédérer les forces de gauche, exprime sa déception : « Nous ne sommes pas en finale. Ce n'est pas l'ordre que j'espérais, et pas dans ces proportions ». Avec 1 987 voix, il totalise même moins que le score combiné des listes de gauche en 2020 (2 006 voix).
Le candidat devance pourtant Geoffroy Gary de seulement 204 voix, une marge suffisamment étroite pour que tout reste possible au second tour. « Je vais labourer le terrain toute la semaine encore », annonce-t-il, déterminé à inverser la tendance.
La stratégie des reports de voix
La clé du second tour pourrait bien se trouver dans les reports de voix. Stéphane Boukhari, dont la liste Souffle citoyen 2026 a obtenu 8,17% des suffrages et ne se qualifie pas pour le second tour, ne donnera « a priori aucune consigne de vote ».
« Les élections servent aussi à envoyer des signaux », plaide l'avocat. « J'en appelle à tous ceux qui ne veulent pas d'une droite hégémonique et d'une union des extrêmes droites en opposante utile. »
Un duel politique aux enjeux personnels
Geoffroy Gary, candidat soutenu par le RN, se présente comme « le plus opposé au projet de Thomas Bouyssonnie, piloté par la minorité active de LFI et au projet de carrière de Guillaume Lepers ». Il martèle que ce dernier « partira aux sénatoriales ».
Avec sa performance du jour, Geoffroy Gary peut légitimement envisager une investiture du RN aux prochaines législatives, ajoutant une dimension nationale à ce scrutin local.
La participation, variable d'ajustement
Avec un taux de participation de 53,14%, la Bastide n'a pas retrouvé le niveau pré-Covid de 2014 (60,09%). Les nombreux abstentionnistes pourraient donc jouer un rôle décisif dans l'issue du second tour, chaque camp espérant les mobiliser en sa faveur.
La triangulaire du 22 mars s'annonce donc comme un véritable duel politique et personnel entre deux visions opposées de la ville, tandis que le maire sortant semble déjà en mesure de conserver son fauteuil.



