Un débat municipal marqué par une absence remarquée
Le premier rendez-vous de la série de débats organisés par la rédaction de Midi Libre en vue du second tour des élections municipales s'est tenu mercredi 18 mars. Ce plateau, diffusé en direct depuis le siège du journal à Saint-Jean-de-Védas, a réuni trois des quatre candidats qualifiés à Castelnau-le-Lez, la deuxième commune de la Métropole avec ses 26 000 habitants.
Les présents et l'absent notable
Sur le plateau animé par Olivier Marino, directeur de la rédaction de Midi Libre, et Edith Lefranc, journaliste, ont pris place le maire sortant Frédéric Lafforgue (DVD, 21,10 %), Richard Corvaisier (DVG, 17,71 %) et Najate Haïe (PS, 15,20 %). Manquait à l'appel Julien Miro (DVD), arrivé largement en tête au premier tour avec 39,65 % des suffrages, qui a décliné l'invitation en préférant "débattre directement avec les citoyens".
Cette absence a immédiatement dominé les échanges. Frédéric Lafforgue n'a pas mâché ses mots : "L'ancien adjoint qui se présente a fait une campagne populiste, à la Trump. J'en ai pris plein la gueule. J'aurais aimé avoir Julien Miro en face. D'autant que 42 % des électeurs ne se sont pas présentés."
Réactions contrastées des candidats présents
Najate Haïe a regretté cette absence : "Ce débat était très demandé. L'absence de M. Miro est vraiment dommageable pour la démocratie à Castelnau. Plusieurs de ses propositions sont démagogiques, notamment sur le foncier et le parking." La candidate socialiste, soutenue par Michaël Delafosse, a ajouté être "fière de ma campagne et de nos soutiens".
Richard Corvaisier a quant à lui pointé du doigt la politique du maire sortant : "Miro populiste ? Sûrement. C'est le candidat absent d'un programme caché, qui va remettre en cause les services publics et ne va rien régler aux problèmes de circulation. Reste que ces résultats sanctionnent clairement la politique de M. Lafforgue."
Les questions d'alliances et de programmes
La question d'une éventuelle fusion des listes, posée par un internaute via le chat YouTube, a révélé les divisions. Richard Corvaisier a déclaré : "Nous devons penser aux Castelnauviens et ne pas exclure une partie de la gauche. Mais la section locale du PS refuse tout rapprochement, je le regrette."
Najate Haïe a précisé : "Notre position est toujours la même. Ce rapprochement était possible avec vous, M. Corvaisier, et vos colistiers EELV ou PCF. Mais pas avec les Insoumis de LFI."
Les propositions phares des candidats
En fin de débat, chaque candidat a présenté ses trois mesures prioritaires :
- Frédéric Lafforgue : "La sécurité avec l'acquisition des Arcades et l'évolution du Centre de supervision urbaine ; la santé et le dossier de la clinique du Parc ; le projet de la Maison 'Pouvoir d'achat' avec la mutuelle communale."
- Richard Corvaisier : "Remettre les Castelnauviens au centre avec des conseils de quartiers ; la préservation du patrimoine naturel et la végétalisation massive ; le social avec la gratuité de la cantine ou le 'Chèque Sport Culture' de 100 €."
- Najate Haïe : "L'éducation pour environ 2 000 enfants scolarisés ; des assises de l'agriculture pour préserver les terres ; une vraie politique de sécurité au niveau métropolitain avec un conseil local de prévention de la délinquance."
Un débat riche en échanges
Pendant plus d'une heure, les candidats ont abordé de nombreux sujets : la proposition de Julien Miro de réduire la taxe foncière de 20 %, la gratuité de la cantine, la vidéosurveillance, le parking, l'urbanisme, l'avenir de la clinique du Parc et du site de Sablassou. Frédéric Lafforgue a notamment réagi vivement à la proposition fiscale de son adversaire absent : "Il aurait pu ici nous expliquer comment il va s'y prendre. Le budget 2026 a pris 1,6 M€ dans les gencives avec la taxe Dilico."
Ce débat inaugure une série d'échanges organisés par Midi Libre avec les candidats qualifiés pour le second tour dans différentes communes de la région, dont Montpellier, Lunel et Sète. L'intégralité du débat castelnauvien reste disponible en replay sur la chaîne YouTube de la rédaction.



