Validation des comptes de campagne d’Eric Ciotti par la CNCCFP
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) a rendu son verdict le 22 juillet 2026 : la comptabilité électorale d’Éric Ciotti, devenu maire de Nice à l’issue des municipales de 2026, a été « approuvée ». Dans l’entourage du nouveau maire UDR, on se félicite d’une validation « presque sans réserve », y voyant « une récompense pour le travail accompli par les équipes de campagne ».
Selon un lieutenant fidèle, la commission n’aurait retranché que « quelques centaines d’euros » sur l’ensemble des dépenses engagées. « On sait qu’une élection peut être invalidée pour 10 euros. C’est pourquoi nous nous sommes montrés très attentifs et très rigoureux. Le moindre café crème a été justifié », a-t-il confié. Le montant total des frais de campagne reste confidentiel, mais les proches du maire assurent que le plafond autorisé de 426 000 euros n’a pas été atteint.
Trois recours toujours pendants devant le tribunal administratif
La validation des comptes par la CNCCFP intervient alors que trois recours sont examinés par le tribunal administratif de Nice. Le principal, déposé par Marc Concas, colistier de Christian Estrosi, demande l’invalidation pure et simple du scrutin. L’ancien adjoint aux Finances et à la probité conteste la régularité du compte de campagne d’Éric Ciotti et la potentielle inéligibilité de Pierre Ippolito, nouvel adjoint chargé du développement économique, dont les entreprises bénéficient de nombreux marchés publics.
Un deuxième recours, porté par Juliette Chesnel-Le Roux, tête de liste de la gauche écologiste, conteste les comptages de voix et espère obtenir un siège de conseiller municipal supplémentaire, sans demander l’invalidation totale. Enfin, le préfet des Alpes-Maritimes a saisi la justice uniquement sur l’inéligibilité de Pierre Ippolito.
Un optimisme mesuré dans le camp Ciotti
Pour l’entourage d’Éric Ciotti, cette décision de la CNCCFP est de bon augure. « Ces contentieux, s’ils demeurent pendants, ne devraient pas remettre en cause le résultat des urnes », souffle-t-on. La justice administrative niçoise doit se prononcer en septembre 2026. En attendant, la validation des comptes offre un répit au nouveau maire, qui cumule ses mandats de maire et député jusqu’à la rentrée.



