Bulletins de vote municipaux déclarés irréguliers à Sarlat
La préfecture de la Dordogne a officiellement confirmé, ce jeudi 12 mars, le caractère « irrégulier » des premiers bulletins de vote imprimés au nom de la candidate divers gauche Fabienne Lagoubie pour les élections municipales de Sarlat. Environ 700 exemplaires de ces bulletins litigieux avaient été distribués avec le matériel de propagande par La Poste le vendredi 6 mars, avant que leur diffusion ne soit suspendue.
Une validation initiale de l'État contestée
Fabienne Lagoubie a tenu à préciser que ce bulletin initial avait « donné lieu à la délivrance d'un récépissé provisoire, puis d'un récépissé définitif par les autorités de l'État, le 26 février ». Elle ajoute que le 2 mars, la commission de propagande « a examiné l'ensemble de nos documents électoraux et les a tous validés ». La liste des candidats aux sièges de conseiller communautaire aurait dû reprendre strictement l'ordre de présentation de la liste des candidats au conseil municipal, ce qui n'a pas été respecté dans la première version.
La réaction ferme de la préfecture
Les services de l'État ont été catégoriques concernant le sort de ces bulletins : « Ils sont irréguliers et seront déclarés nuls par le président du bureau de vote s'ils sont utilisés lors du scrutin », a indiqué la préfecture. Elle a également donné des instructions claires : « La liste concernée doit donc procéder à la réimpression de bulletins de vote conformes. »
Rectification rapide et polémique sur les coûts
La candidate a immédiatement suivi ces recommandations. Les nouveaux bulletins corrigés ont été remis « à la mairie au directeur général des services, vendredi 6 mars à 19 heures. Dès lundi 9 mars au matin, une nouvelle mise sous pli a été organisée à la mairie ».
Interpellée par le candidat sans étiquette Franck Duval sur le coût de cette opération pour la commune, Fabienne Lagoubie a assuré qu'aucun surcoût n'avait été engendré, grâce à la « réutilisation des plis d'origine et aucun frais postaux supplémentaires ». Elle exprime cependant son regret face à l'utilisation à « des fins électoralistes » de cet incident, estimant que « cette inégalité de traitement nous est préjudiciable ».
Une issue dépendante du juge électoral
En définitive, c'est au juge de l'élection qu'il reviendra, s'il est saisi d'une contestation après le scrutin, d'évaluer si l'utilisation de bulletins irréguliers par les près de 7 000 électeurs de Sarlat a pu créer une confusion suffisante pour altérer la sincérité du vote. Cette affaire souligne les contrôles stricts entourant la régularité des documents électoraux en France.



