Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a fermement démenti les rumeurs récurrentes l'accusant de consommer de la cocaïne, notamment en compagnie du président français Emmanuel Macron, lors d'un entretien accordé vendredi 24 juillet à la commentatrice américaine pro-Trump Laura Loomer.
Un démenti catégorique
Interrogé à Kiev par la militante conservatrice – suivie par près de deux millions d'abonnés sur le réseau social X –, le chef d'État ukrainien a d'abord réagi par le rire avant d'opposer une réponse catégorique : « Bien sûr que non. Jamais. »
Ces accusations, régulièrement relayées sur les réseaux sociaux par des blogueurs américains de la droite radicale ainsi que par son ancienne attachée de presse Iuliia Mendel, avaient notamment été amplifiées par l'ex-animateur de Fox News Tucker Carlson.
L'affaire du « sachet de cocaïne » dans le train pour Kiev
Cette mise au point intervient après une vague de posts publiés sur X entamée en mai 2025. Une séquence vidéo montrant Emmanuel Macron aux côtés des dirigeants britannique, polonais et allemand dans un train à destination de la capitale ukrainienne avait fait l'objet d'un détournement viral, des internautes affirmant y voir le président français dissimuler un sachet de drogue.
L'Élysée avait immédiatement dénoncé une « fake news absurde » alimentée par « les ennemis de la France », précisant qu'il s'agissait en réalité d'un simple mouchoir en papier.
Un revirement inattendu pour Laura Loomer
La tenue même de cet entretien a suscité la surprise au sein des observateurs politiques. Figure influente de la mouvance Make America Great Again (MAGA), Laura Loomer s'est faite remarquer depuis trois ans par ses critiques virulentes contre le soutien américain à l'Ukraine. Elle avait par le passé qualifié le pays d'« apologistes nazis » et de régime dirigé par « un apologiste du djihad ».
À l'issue de son déplacement en Ukraine, la blogueuse s'est excusée des propos tenus. « Je me sens comme une conne d'avoir minimisé le combat des Ukrainiens ces 5 dernières années. J'ai souvent dit que je m'en fichais. Avec du recul, ce n'était vraiment pas sympa de ma part », a-t-elle écrit sur X après avoir vécu sa première alerte aérienne à Kiev.
Elle a ajouté : « En Ukraine, il y a des gens qui doivent courir aux abris anti-bombes tous les jours, et certains d'entre nous ont eu l'audace de dire que la Russie n'avait pas tort parce qu'on a cru au mensonge selon lequel l'Ukraine serait un pays rempli de sympathisants nazis. Nous avons été tellement manipulés par la propagande russe sans même nous en rendre compte. »
Cette intervention de Laura Loomer, proche de Donald Trump, marque un changement de ton notable dans le discours de la droite radicale américaine sur le conflit ukrainien.



