Le Board of Peace de Trump lance sa collecte de fonds pour Gaza
Trump lance son Board of Peace avec des promesses pour Gaza

Le Board of Peace de Trump entre en scène avec une collecte de fonds ambitieuse

Lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 22 janvier 2026, le président Donald Trump a fièrement brandi une charte signée du Conseil de la paix. Cette initiative, baptisée Board of Peace, représente un conseil d'administration mondial longtemps rêvé par l'ancien président américain. Sa réunion inaugurale était prévue pour le jeudi 19 février à Washington, marquant le lancement officiel de cette structure controversée.

Des promesses de dons substantielles mais conditionnelles

Dimanche, Donald Trump a assuré sur son réseau social Truth Social avoir rassemblé 5 milliards de dollars (soit environ 4,2 milliards d'euros) de promesses de dons. Ces fonds sont destinés aux efforts humanitaires et de reconstruction à Gaza, une région dévastée par des conflits prolongés. Cependant, cette somme reste inférieure aux attentes initiales, qui exigeaient un milliard de dollars de chaque membre pour obtenir un siège au Conseil de la paix. Actuellement, vingt-deux États ont exprimé leur intérêt pour rejoindre ce conseil.

Il est crucial de noter que ces engagements ne sont pour l'instant que des promesses. Le Board of Peace n'a encore entrepris aucune action concrète sur le terrain à Gaza. La guerre y stagne depuis le cessez-le-feu conclu en octobre 2025, un accord largement attribué à la pression exercée par la Maison Blanche. Cette situation soulève des questions sur la faisabilité des projets de reconstruction.

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Les conditions strictes énoncées par les responsables

Le directeur de l'organe exécutif du board pour l'enclave palestinienne, le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, a rappelé mardi sur CNN les obstacles majeurs. « Aucun pays au monde ne mettra la main au pot, tant que nous n'aurons pas une nouvelle structure de gouvernement [à Gaza] et désarmé [le Hamas] sur le terrain », a-t-il déclaré. Cette affirmation met en lumière les conditions préalables strictes imposées par la communauté internationale avant tout déblocage de fonds.

Les défis sont multiples :

  • L'instabilité politique persistante à Gaza.
  • La nécessité d'un désarmement complet du Hamas.
  • L'établissement d'une gouvernance légitime et stable.

Ces éléments conditionnent directement la réalisation des promesses financières annoncées par Trump. Sans progrès significatifs sur ces fronts, les 5 milliards de dollars risquent de rester lettre morte.

Un contexte international complexe

Le lancement du Board of Peace intervient dans un contexte géopolitique tendu. Les efforts de reconstruction à Gaza sont entravés par des divisions profondes et des conflits d'intérêts. La crédibilité de cette initiative dépendra largement de sa capacité à surmonter ces obstacles et à traduire les promesses en actions tangibles. Les observateurs internationaux suivent de près les développements, sceptiques quant à l'impact réel de ce conseil sur la paix et la stabilité régionale.

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