Donald Trump annonce la fin imminente de Cuba et étend sa stratégie à l'Iran
Le président américain Donald Trump, âgé de 79 ans, a déclaré samedi que l'île communiste de Cuba « vivait ses derniers moments » et a prédit un « grand changement ». Lors d'un sommet avec des dirigeants latino-américains à Miami, en Floride, il a affirmé : « Je vais m'occuper de Cuba », évoquant des négociations pour un possible accord. Cette annonce intervient en pleine guerre en Iran, où Trump veut appliquer la même méthode qu'au Venezuela, assurant que cela se fera « très facilement ».
Un sommet pour affirmer l'influence américaine en Amérique latine
Le sommet « Bouclier des Amériques » a réuni douze dirigeants latino-américains au Trump National Doral Golf de Miami, dont le président argentin Javier Milei, le dirigeant équatorien Daniel Noboa et le chef d'État du Salvador Nayib Bukele. La présidente mexicaine Claudia Sheinbaum et le président brésilien Lula, tous deux de gauche, étaient absents. Les discussions ont porté sur la lutte contre l'immigration clandestine et le trafic de drogue, ainsi que sur les ambitions américaines face à la Chine dans la région.
La doctrine Monroe appliquée à l'Iran et au Venezuela
Cette stratégie s'inscrit dans la « doctrine Donroe », une contraction du prénom de Donald Trump et du nom de James Monroe, qui désignait l'Amérique latine comme la chasse gardée des États-Unis il y a plus d'un siècle. Trump veut étendre cette approche à l'Iran, après avoir capturé le dirigeant vénézuélien Nicolas Maduro et traité avec l'ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez, notamment pour des questions pétrolières. Il a répété qu'après l'offensive en Iran, il se tournerait vers Cuba, où il assure que le pouvoir va chuter de manière imminente.
Une vision sécuritaire et politique pour la région
La « stratégie de sécurité nationale » formulée en décembre 2025 par le gouvernement Trump vise à garantir que les pays d'Amérique latine soient « suffisamment stables et bien gouvernés » pour prévenir les migrations massives vers les États-Unis. Trump soutient activement des dirigeants comme Javier Milei en Argentine, vante la politique sécuritaire de Nayib Bukele au Salvador, et a apporté son soutien au président conservateur du Honduras, Nasry Asfura. Il rebaptise même le golfe du Mexique en « golfe d'Amérique », symbolisant sa vision impériale pour la région.
Ces déclarations et actions montrent comment Trump lie les conflits au Moyen-Orient et sa stratégie en Amérique latine, utilisant des méthodes similaires pour affirmer l'hégémonie américaine et contrer les influences rivales comme celle de la Chine.



