Trahison et humiliation : la vraie doctrine du trumpisme
Dans son dernier bloc-notes, Bernard-Henri Lévy décrypte ce qu'il nomme la « vraie doctrine » du trumpisme. Selon lui, celle-ci repose sur deux piliers : la trahison des alliés historiques et l'humiliation des adversaires. Une stratégie qui bouleverse les équilibres diplomatiques traditionnels.
Une rupture avec l'ordre établi
L'essayiste estime que Donald Trump a instauré une nouvelle logique de pouvoir, où la loyauté envers les partenaires de longue date n'est plus une priorité. Au contraire, le président américain semble prendre plaisir à infliger des humiliations publiques, que ce soit à des dirigeants alliés ou à des opposants. Cette approche, selon BHL, vise à affaiblir les institutions internationales et à imposer un rapport de force brutal.
L'auteur cite plusieurs exemples récents, comme le retrait des accords de Paris sur le climat ou les tensions avec l'OTAN. Chaque décision est présentée comme un acte de rupture, destiné à montrer la toute-puissance américaine au détriment de la coopération multilatérale.
Une doctrine aux conséquences graves
Pour Lévy, cette stratégie est dangereuse car elle fragilise les alliances qui ont assuré la paix depuis la Seconde Guerre mondiale. En humiliant ses partenaires, Trump les pousse à chercher d'autres protections, notamment auprès de puissances adverses comme la Chine ou la Russie. Le résultat est un monde plus instable, où la loi du plus fort prime sur le droit international.
Le philosophe conclut que le trumpisme n'est pas une simple variation de la politique américaine, mais une véritable doctrine de rupture, fondée sur le rejet des valeurs démocratiques et le culte de la force. Une mise en garde sévère, alors que l'élection présidentielle américaine approche.



