Un sommet conservateur pour contrer l'influence chinoise en Amérique latine
Le président américain Donald Trump a convié, samedi 7 mars à Miami, les principaux dirigeants conservateurs du continent américain à un sommet baptisé « Bouclier des Amériques ». Cette initiative s'inscrit dans la stratégie de sécurité nationale des États-Unis, publiée en décembre 2025, qui vise à rendre « plus difficile » l'influence des « concurrents non hémisphériques » dans la région, en particulier celle de la Chine.
Une réunion exclusivement conservatrice
Parmi les participants figuraient les présidents argentin Javier Milei et salvadorien Nayib Bukele, ainsi que les chefs d'État de Bolivie, Honduras, Costa Rica, Paraguay, Équateur, Guyana et Trinité-et-Tobago. Le président élu du Chili, José Antonio Kast, qui devait entrer en fonctions quatre jours plus tard, était également présent. Aucun chef d'État de gauche n'a été invité, confirmant l'objectif de construire un bloc politique de droite.
Les thèmes abordés lors du sommet
Les discussions ont porté sur trois axes principaux :
- La lutte contre l'interférence étrangère dans l'hémisphère, visant explicitement l'engagement chinois en Amérique latine et dans les Caraïbes
- La coopération pour combattre le crime organisé transnational
- Les politiques migratoires et la gestion des flux de population
Cette réunion fait suite à une initiative lancée en décembre 2025 par les présidents Nayib Bukele du Salvador et Rodrigo Chaves du Costa Rica, qui avaient appelé les pays d'Amérique centrale à s'unir contre le crime organisé.
Le contexte géopolitique
La rencontre intervient alors que les États-Unis cherchent à renforcer leur influence dans leur arrière-cour traditionnelle, face à l'expansion économique et diplomatique chinoise dans la région. La présence de Javier Milei, président argident libéral-conservateur, et de Nayib Bukele, connu pour sa politique sécuritaire ferme, symbolise l'alignement idéologique recherché par l'administration Trump.
Le sommet « Bouclier des Amériques » représente ainsi une tentative de consolidation d'un front conservateur uni sur les questions de sécurité, de souveraineté et de gouvernance, avec le soutien explicite des États-Unis.



