Kim Yo Jong, la sœur de Kim Jong Un, voit son influence s'affirmer après une promotion cruciale
La sœur du leader nord-coréen, Kim Jong Un, connaît une montée en puissance significative suite à sa récente nomination au sein du parti au pouvoir. Sa promotion, annoncée mardi lors d'un congrès majeur du Parti des travailleurs, consolide sa position comme l'une des figures les plus influentes de ce régime isolé. Les médias d'État ont confirmé sa désignation au poste de directrice de département au Comité central, un rôle équivalent à un portefeuille ministériel selon les analystes, soulignant ainsi son poids politique croissant à Pyongyang.
Un rôle clé dans la politique étrangère nord-coréenne
Les informations sur Kim Yo Jong restent succinctes, bien qu'elle soit connue pour ses déclarations virulentes envers les ennemis de la Corée du Nord, notamment la Corée du Sud et les États-Unis. Elle a ainsi qualifié le gouvernement de l'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol de « chien fidèle » des États-Unis. Cependant, son ton s'est quelque peu adouci depuis l'arrivée au pouvoir de Lee Jae Myung à Séoul l'année dernière, qui cherche à apaiser les relations avec le Nord.
Une ascension rapide aux côtés de son frère
Née en 1988 selon les sources sud-coréennes, Kim Yo Jong est l'une des trois enfants de l'ex-leader Kim Jong Il et de sa troisième partenaire, l'ex-danseuse Ko Yong Hui. Comme son frère, elle a étudié en Suisse et a progressé rapidement dans la hiérarchie après que Kim Jong Un a hérité du pouvoir en décembre 2011. Elle entretient un lien particulier avec le dirigeant actuel, partageant la même mère.
« Kim Yo Jong est l'une des rares personnes en qui Kim Jong Un peut avoir confiance et sur lesquelles il peut compter », explique Ahn Chan-il, un chercheur originaire de Corée du Nord. Sa première apparition officielle dans les médias nord-coréens remonte à 2009, lorsqu'elle accompagnait son père lors d'une visite dans une université agronomique. Depuis, elle est devenue une figure récurrente de l'entourage de Kim Jong Un, apparaissant en bonne place lors des obsèques de leur père.
Une présence remarquée sur la scène internationale
Kim Yo Jong a fait son entrée sur la scène internationale en 2018, en se rendant aux Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, devenant ainsi la première membre de la dynastie Kim à visiter la Corée du Sud. Son sourire énigmatique, son style vestimentaire et son comportement ont été minutieusement analysés. Lors de sommets avec l'ancien président américain Donald Trump à Singapour et Hanoï, elle a occupé des fonctions officielles, confirmant son statut de dirigeante expérimentée.
Pyongyang n'a jamais divulgué d'informations sur sa vie personnelle, mais des images rares diffusées l'année dernière la montraient en compagnie de deux jeunes enfants lors d'une exposition artistique. Sa dernière promotion au sein du parti, selon Lim Eul-chul de l'Institut d'études extrême-orientales de l'université Kyungnam, « équivaut à une promotion au rang ministériel et montre clairement le soutien de Kim Jong Un à son égard ».
Un congrès révélateur du fonctionnement politique nord-coréen
Le congrès du Parti des travailleurs, ouvert pour la neuvième fois sous la dynastie Kim le 19 février, offre un aperçu rare du système politique nord-coréen. Il est largement perçu comme une plateforme permettant à Kim Jong Un d'affirmer son contrôle sur le pouvoir. L'attention se porte également sur le rôle de la fille adolescente du dirigeant, Ju Ae, considérée comme une héritière potentielle par les services de renseignement sud-coréens, dans un pays qui n'a jamais été dirigé par une femme.



