L'Iran avertit que toute frappe américaine, même limitée, serait un acte d'agression
Iran : toute frappe américaine serait un acte d'agression

L'Iran rejette catégoriquement toute menace de frappe américaine

L'Iran a émis un avertissement ferme lundi 23 février, déclarant qu'il considérerait toute attaque contre son territoire, y compris des frappes limitées, comme un « acte d'agression ». Cette déclaration intervient en réponse aux récents propos du président américain Donald Trump, qui a laissé entendre qu'une telle option était envisageable. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, a tenu ces propos lors d'une conférence de presse à Téhéran, à laquelle assistait l'Agence France-Presse.

Une réponse sans ambiguïté aux menaces de Washington

Esmaeil Baghaei a été interrogé sur les déclarations de Donald Trump, qui a affirmé vendredi « envisager » une frappe limitée contre l'Iran si ce pays ne concluait pas rapidement un accord nucléaire avec les États-Unis. Le porte-parole a répondu avec une clarté absolue : « Concernant la première question relative à une frappe limitée, il n'y a pas de frappe limitée. Un acte d'agression sera considéré comme un acte d'agression ». Il a ajouté que tout État réagirait avec force à une telle agression en vertu de son droit à la légitime défense, et que l'Iran ne ferait pas exception.

Le contexte des pourparlers nucléaires et des tensions militaires

Cette escalade verbale se produit dans un contexte de pression militaire accrue de Washington dans la région. Les États-Unis ont déployé deux porte-avions et intensifié leur présence militaire. Les deux pays ont tenu une deuxième session de pourparlers indirects le 17 février en Suisse, via une médiation omanaise. De nouveaux pourparlers sont prévus jeudi, confirmés par l'Iran et Oman, mais pas encore par les États-Unis à ce stade.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram
  • Les négociations pour l'Iran sont menées par le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi.
  • Les États-Unis sont représentés par l'émissaire Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre du président Trump.

Steve Witkoff a déclaré dans un entretien à Fox News que Donald Trump se demandait pourquoi l'Iran n'avait pas déjà « capitulé » face au déploiement militaire américain. Esmaeil Baghaei a rétorqué que les Iraniens n'avaient jamais accepté de capituler dans leur histoire.

L'appel au calme de l'Union européenne

Face à ces tensions croissantes, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a appelé lundi à une « solution diplomatique ». Elle a estimé que « l'Iran est au point le plus faible qu'il ait jamais connu », peu avant une réunion des ministres des affaires étrangères de l'UE à Bruxelles. Cet appel souligne l'inquiétude internationale quant à une possible escalade militaire, alors que les pourparlers nucléaires restent dans l'impasse.

La situation demeure extrêmement tendue, avec des déclarations belliqueuses de part et d'autre. L'Iran insiste sur sa souveraineté et son droit à se défendre, tandis que les États-Unis maintiennent leur pression pour obtenir un accord nucléaire. La communauté internationale, notamment l'UE, surveille de près ces développements, espérant éviter un conflit ouvert dans une région déjà instable.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale