Marco Rubio dénonce le refus de l'Iran de discuter de son programme balistique
Iran refuse de parler missiles, problème majeur selon Rubio

Le chef de la diplomatie américaine pointe un obstacle majeur avant les pourparlers

Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a exprimé mercredi 25 février ses préoccupations concernant le refus persistant de l'Iran de discuter de son programme balistique. Cette position iranienne constitue, selon lui, un problème de taille alors que de nouvelles discussions sur le nucléaire iranien sont prévues à Genève.

Un point de friction dans les négociations

Lors d'une conférence de presse à Saint-Kitts-et-Nevis, Marco Rubio a déclaré : « Le président souhaite des solutions diplomatiques. Il les préfère, il les préfère largement. Je ne qualifierais donc pas la journée de demain autrement que comme une série de discussions, qui, je l'espère, seront productives, mais au final, vous savez, nous devrons discuter d'autres sujets que le seul programme nucléaire. » Il a ajouté : « Il est également important de rappeler que l'Iran refuse de nous parler des missiles balistiques ou d'en parler à qui que ce soit, et c'est un gros problème. »

Contexte tendu et accusations réciproques

La veille, dans son discours au Congrès, le président Donald Trump avait accusé l'Iran de développer des armes capables de frapper les États-Unis. « L'Iran a déjà développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases militaires et travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis », avait-il affirmé, tout en déployant une force militaire importante dans la région du Golfe.

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En réponse, l'Iran a rejeté mercredi ces accusations, les qualifiant de « gros mensonges » américains sur son armement. Un rapport parlementaire américain daté de 2025 indique que l'arsenal iranien peut atteindre des cibles jusqu'à 3 000 kilomètres, une portée qui reste éloignée du territoire américain.

Insistance américaine et menaces militaires

Cette nouvelle insistance des États-Unis à aborder le programme de missiles iranien survient dans un contexte où le président Trump menace d'intervenir militairement en Iran. Marco Rubio a également souligné les préoccupations concernant le programme nucléaire iranien : « Après la destruction de leur programme nucléaire, on leur a demandé de ne pas tenter de le relancer, mais voilà où ils en sont aujourd'hui. On les voit constamment essayer d'en reconstruire certains éléments. Ils ne procèdent pas à l'enrichissement pour l'instant, mais ils tentent d'atteindre le stade où ils pourront finalement le faire. »

Donald Trump avait précédemment déclaré avoir « oblitéré » le programme nucléaire iranien lors de frappes américaines en juin dernier.

Optimisme iranien avant les pourparlers

Malgré ces tensions, les négociateurs iraniens sont arrivés mercredi soir à Genève, affichant un certain optimisme à la veille des pourparlers. Ces discussions impliqueront l'émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, soulignant l'importance diplomatique de ces échanges.

La situation reste donc complexe, avec des positions divergentes sur les programmes balistiques et nucléaires, qui pourraient influencer significativement l'issue des négociations à venir.

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