Gilles Simeoni sur l'autonomie de la Corse : entre espoir et incertitude
Dans un entretien exclusif, Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, revient sur le projet d'autonomie de l'île. Selon lui, le vote du texte par l'Assemblée nationale constituerait un tournant historique. « Si le texte est voté, on aura passé la chicane. Si ça s'arrête là, c'est un saut dans l'inconnu », prévient-il.
Un processus politique sous tension
Le projet d'autonomie, porté par les nationalistes corses, vise à accorder davantage de pouvoirs à la Collectivité de Corse. Simeoni insiste sur la nécessité d'un « acte fort » de la part de l'État français pour répondre aux aspirations de l'île. Le texte, en cours de discussion, pourrait transformer les relations entre Paris et Ajaccio.
- Avancées attendues : compétences élargies en matière de développement économique, de langue corse et de fiscalité.
- Risques en cas d'échec : selon Simeoni, un rejet du texte pourrait entraîner une crise politique majeure, avec des conséquences imprévisibles pour la Corse et la République.
Les enjeux du vote
Le président du Conseil exécutif appelle à un « vote responsable » des parlementaires. Il souligne que l'autonomie n'est pas une sécession, mais une reconnaissance de la spécificité corse. « Nous ne demandons pas l'indépendance, mais une place dans la République », précise-t-il. Le débat doit aboutir avant la fin de la législature.
Réactions et perspectives
Les opposants au projet craignent un affaiblissement de l'unité nationale. De son côté, Simeoni se dit confiant dans la capacité de dialogue avec le gouvernement. « L'avenir de la Corse se joue maintenant », conclut-il, en appelant à un sursaut politique.



