Le ministre des Finances israélien, Bezalel Smotrich, est désormais interdit d'accès au territoire français. Cette annonce a été faite mardi par le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Smotrich devient ainsi le deuxième membre du gouvernement israélien visé par une telle mesure, après le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir.
Les raisons de l'interdiction
Jean-Noël Barrot a justifié cette décision en soulignant que Smotrich, figure de l'extrême droite israélienne, « promeut activement l'annexion de la Cisjordanie » et « revendique ouvertement » la « recolonisation de Gaza ». Il a également précisé que le ministre israélien souhaite « l'effondrement économique de l'Autorité palestinienne et ses conséquences délétères sur la population palestinienne ». Pour le chef de la diplomatie française, « c'est une politique que ne peut accepter l'écrasante majorité de la communauté internationale, fermement attachée à la solution à deux États ».
D'autres sanctions annoncées
Outre Smotrich, la France a également interdit l'accès à son territoire à « quatre responsables d'organisations de colons et 21 colons violents », a ajouté Jean-Noël Barrot. Par ailleurs, il a indiqué avoir pris « de nouvelles sanctions contre les responsables de l'intensification de la colonisation et des violences en Cisjordanie » conjointement avec le Royaume-Uni, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège. Les détails de ces mesures et les personnes visées n'ont pas été précisés.
Contexte des sanctions
Ces cinq pays avaient déjà annoncé le 10 juin 2025 interdire leurs territoires aux ministres Ben Gvir et Smotrich, les accusant d'« incitation à la violence » contre les Palestiniens, en particulier en Cisjordanie. Le gouvernement israélien avait alors dénoncé ces sanctions, les jugeant « scandaleuses ». La décision française s'inscrit dans ce cadre de pressions internationales contre la politique de colonisation israélienne.



