Ex-otages français assignés à Téhéran : leurs proches réclament un rapatriement urgent
Ex-otages français à Téhéran : proches exigent rapatriement

Ex-otages français bloqués à Téhéran : les familles sonnent l'alarme pour un rapatriement immédiat

Les deux anciens otages français, Jacques Paris et Cécile Kohler, libérés par l'Iran en novembre dernier mais toujours assignés à résidence et interdits de quitter le territoire, se trouvent actuellement réfugiés au sein de l'ambassade de France à Téhéran. Leurs proches, exprimant une inquiétude grandissante, ont lancé un appel pressant aux autorités françaises pour obtenir leur rapatriement dans les délais les plus courts possibles.

Une nuit de bombardements éprouvante près de l'ambassade

Dans un communiqué transmis à Sud Ouest mardi soir, les familles ont révélé que la nuit du 2 au 3 mars a été particulièrement difficile pour les deux Français en raison de bombardements intenses, certains survenant à proximité immédiate de l'ambassade. « La nuit du 2 au 3 mars a été très éprouvante pour eux du fait de nombreux bombardements, dont certains non loin de l'ambassade », indique le texte, rédigé notamment par la sœur de Jacques Paris, résidant à La Rochelle.

Malgré cette situation périlleuse, les ex-otages ont assuré à leurs proches qu'ils se sentent en sécurité tant qu'ils restent à l'intérieur de l'enceinte diplomatique. « Pour autant, ils nous ont dit qu'ils se savent en sécurité tant qu'ils ne sortent pas de l'enceinte de l'ambassade. Les événements des trois derniers jours montrent qu'en ville, personne n'est à l'abri d'un bombardement », précise le communiqué.

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Un soutien indéfectible du personnel diplomatique

Les familles ont tenu à saluer le dévouement et l'empathie du personnel de l'ambassade, qui partage les mêmes conditions de vie éprouvantes. « Les personnels de l'ambassade sont à leurs côtés et subissent les mêmes conditions éprouvantes. Ils font preuve d'une grande empathie à leur égard », ont-elles souligné. Cette solidarité apporte un réconfort précieux dans un contexte marqué par l'incertitude et la tension.

Un appel urgent aux autorités françaises

Face à cette situation critique, les proches de Jacques Paris et Cécile Kohler insistent sur la nécessité d'une action rapide des pouvoirs publics français. « Nous demandons aux autorités françaises qu'elles maintiennent leurs efforts pour obtenir l'authorisation de sortie du territoire et le rapatriement de Cécile et Jacques dans les plus brefs délais », ont-elles déclaré. Elles s'interrogent également sur les motifs que les autorités iraniennes pourraient invoquer pour refuser cette demande légitime.

Les deux Français, condamnés en octobre dernier respectivement à 20 et 17 ans de prison pour espionnage au profit notamment d'Israël, ont été libérés début novembre mais se voient toujours interdire de quitter l'Iran. Ils attendent un éventuel échange avec Mahdieh Esfandiari, une ressortissante iranienne condamnée jeudi à un an de prison ferme par la justice française.

Garder le moral malgré l'adversité

Malgré les épreuves, Jacques Paris et Cécile Kohler font preuve d'une résilience remarquable. « Jacques et Cécile nous ont dit qu'ils faisaient le maximum, dans ces conditions, pour faire face et garder le moral. Ils sont reconnaissants envers tous ceux qui les soutiennent », ont rapporté leurs proches. Cette force intérieure est un atout essentiel dans l'attente d'une résolution favorable de leur cas.

Samedi, une source diplomatique française avait confirmé que les deux ex-otages étaient « en sécurité » à l'ambassade, mais cette assurance ne suffit pas à apaiser les craintes de leurs familles, qui réclament désormais une issue concrète et rapide à ce calvaire qui dure depuis plus de trois ans.

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