Le « Conseil de paix » de Trump réunit 47 pays à Washington pour Gaza et la résolution des conflits
Conseil de paix Trump réunit 47 pays pour Gaza et conflits

Le « Conseil de paix » de Donald Trump lance sa première réunion à Washington

Le « Conseil de paix » créé par Donald Trump tient ce jeudi à Washington sa première réunion officielle, rassemblant 47 pays et l'Union européenne en observatrice. Cet organisme, initialement conçu pour aider à la reconstruction de Gaza, a vu sa mission élargie à la résolution des conflits dans les régions touchées ou menacées. La rencontre se déroule à l'institut « Donald J. Trump pour la paix », récemment renommé en l'honneur du président américain, à partir de 9 heures locales (15 heures en France).

Une ambition financière et militaire pour Gaza

Selon la Maison Blanche, des engagements financiers de 5 milliards de dollars seront annoncés pour la bande de Gaza, accompagnés de l'envoi de « milliers » de militaires pour former une force de stabilisation. Donald Trump s'exprimera lors de l'événement, aux côtés du chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair. Cependant, des experts comme Jeremy Issacharoff de la Reichman University soulignent qu'il faudra « beaucoup plus que 5 milliards de dollars » pour reconstruire le territoire en ruines.

Critiques et scepticisme sur l'efficacité du conseil

Bruce Jones, expert de la Brookings Institution, décrit le « Conseil de paix » comme « un mélange confus d'ambition et de narcissisme, qui ne repose sur aucun effort de cohérence intellectuelle ». Donald Trump en est le président quasiment tout-puissant, avec le pouvoir exclusif d'inviter ou de révoquer la participation d'autres chefs d'État. Max Rodenbeck de l'International Crisis Group prédit que si cette réunion ne produit pas des résultats rapides et concrets, notamment sur le plan humanitaire, « sa crédibilité va rapidement s'effondrer ».

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Une mission élargie et des membres controversés

Au-delà de Gaza, le conseil a pour mission de « garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits », ce qui, sur le papier, pourrait concurrencer les Nations unies que Trump juge inefficaces. Les membres permanents doivent verser 1 milliard de dollars pour adhérer, suscitant des critiques sur une possible version « payante » du Conseil de sécurité. Le président brésilien Lula l'a qualifié de « nouvelle ONU dont (Trump) serait le seul maître ».

Participants et divisions internationales

Parmi les participants, on trouve des dirigeants accusés d'autoritarisme ou acquis à l'idéologie nationaliste de Trump, comme le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et le président argentin Javier Milei. Des pays arabes, dont l'Égypte et la Jordanie, sont représentés, ainsi que le président indonésien Prabowo Subianto, prêt à déployer 8 000 militaires. Cependant, de grands alliés traditionnels et rivaux des États-Unis se sont abstenus de rejoindre comme membres fondateurs.

L'Europe est divisée sur l'attitude à adopter : certains pays non-membres participent en observateurs, comme l'Italie ou l'Allemagne, tandis que l'Union européenne, représentée par la commissaire Dubravka Suica, a choisi la même approche, critiquée par la France, l'Espagne, la Belgique et l'Irlande. Le Canada a vu son invitation retirée, le Vatican a refusé de participer, et la Chine, invitée, reste attachée à un système centré sur l'ONU.

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