Conseil de la paix de Trump : l'alternative à l'ONU qui peine à convaincre
Conseil de la paix de Trump : l'alternative à l'ONU qui peine à convaincre

Conseil de la paix de Trump : l'alternative à l'ONU qui peine à convaincre

Mi-janvier 2026, le président américain Donald Trump publiait une charte présentant les contours internationaux d'une nouvelle instance censée concurrencer l'Organisation des Nations Unies. Le Conseil de la paix, avec un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent, affichait l'ambition de proposer une alternative au système international existant, jugé trop lent et inefficace.

Une création controversée aux objectifs ambitieux

À l'origine, cet organisme devait superviser le plan américain visant à mettre fin à la guerre d'Israël à Gaza. Sa charte avance « la nécessité d'un organisme international de consolidation de la paix plus agile et plus efficace » et « le courage de s'écarter des approches et des institutions qui ont trop souvent échoué ». Trois mois après son lancement, le bilan reste mitigé.

Une adhésion limitée à 19 États membres

Sur une soixantaine de pays invités, seulement dix-neuf sont devenus officiellement membres du Conseil de la paix. La liste comprend :

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  • Arabie saoudite
  • Argentine
  • Arménie
  • Azerbaïdjan
  • Bahreïn
  • Bulgarie
  • Émirats arabes unis
  • États-Unis
  • Hongrie
  • Indonésie
  • Israël
  • Jordanie
  • Kazakhstan
  • Kosovo
  • Maroc
  • Mongolie
  • Ouzbékistan
  • Pakistan
  • Paraguay
  • Qatar
  • Salvador
  • Turquie

Amnesty International souligne qu'il s'agit majoritairement d'alliés ou de pays alignés sur la politique de Donald Trump. Le Conseil exécutif de l'organisation comprend des proches du président américain comme le Secrétaire d'État Marco Rubio ou le conseiller Jared Kushner.

Une première réunion avec l'UE en observatrice

La première réunion du Conseil de la paix s'est tenue à Washington le 19 février 2026, rassemblant une cinquantaine de pays dont les dix-neuf États membres. Si des nations comme la France, le Royaume-Uni, le Canada ou l'Espagne ont refusé de rejoindre cette instance, l'Union européenne a assisté à la réunion en tant qu'observatrice, sans l'accord préalable de ses États membres.

Lors d'une conférence de presse du Comité de liaison ad hoc pour l'aide au développement en faveur du peuple palestinien, la vice-présidente de la Commission européenne Kaja Kallas a précisé : « Nous travaillons avec le Conseil de la paix mais ne le rejoignons pas ». Elle a également pointé des divergences entre la présentation initiale au Conseil de sécurité de l'ONU et le contenu final de la charte.

Des discussions pour reconstruire Gaza

Sur le plan opérationnel, des représentants du Conseil de la paix se sont entretenus avec la multinationale publique de Dubaï DP World concernant la gestion des chaînes d'approvisionnement et les projets d'infrastructure à Gaza. Selon le Financial Times, les discussions ont porté sur :

  1. Un partenariat potentiel pour la gestion logistique
  2. L'aide humanitaire et les marchandises entrant à Gaza
  3. L'entreposage, les systèmes de suivi et la sécurité
  4. La construction d'un nouveau port à Gaza ou sur la côte égyptienne voisine
  5. Le développement d'une zone de libre-échange dans la bande de Gaza

Malgré ces initiatives, le Conseil de la peine peine à convaincre la communauté internationale de son utilité et de son efficacité, restant pour l'instant une alternative théorique à l'ONU plutôt qu'une réalité opérationnelle.

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