La Chine ordonne l'évacuation de ses ressortissants en Iran
Le ministère des affaires étrangères chinois a publié, vendredi 27 février 2026, un communiqué urgent appelant ses ressortissants à quitter l'Iran « dès que possible ». Cette annonce intervient dans un contexte de tensions régionales exacerbées, alors que Téhéran fait face à des menaces répétées de frappes américaines.
Des recommandations de sécurité renforcées
Le département des affaires consulaires de Pékin a précisé que les citoyens chinois actuellement en Iran doivent renforcer leurs précautions de sécurité et procéder à une évacuation immédiate. Le communiqué ajoute explicitement : « Il faut éviter tout voyage dans ce pays pour le moment ». Cette mise en garde s'adresse également aux voyageurs potentiels, soulignant la gravité de la situation sécuritaire perçue par les autorités chinoises.
Contexte diplomatique tendu
Cette décision survient au lendemain d'une troisième session de pourparlers à Genève, médiée par Oman, entre l'Iran et les États-Unis. Ces discussions sont perçues comme une ultime tentative pour éviter un conflit armé, après le plus important déploiement militaire américain au Moyen-Orient depuis des décennies. Le porte-avions américain « Gerald-Ford » a d'ailleurs quitté la Crète, en Grèce, le 26 février, illustrant cette montée en puissance.
Réactions en chaîne dans la région
Parallèlement, l'ambassade américaine à Jérusalem a appelé, ce même vendredi, les employés gouvernementaux « non essentiels » en poste en Israël à quitter le pays en raison « de risques pour leur sécurité ». Cette mesure fait écho aux frappes de représailles menées par l'Iran contre Israël en juin, lors de la guerre déclenchée par une attaque israélienne sur le territoire iranien. Les tensions régionales semblent ainsi s'intensifier, avec des mouvements diplomatiques et sécuritaires coordonnés de part et d'autre.
Les recommandations chinoises et américaines reflètent une inquiétude grandissante quant à une escalade militaire potentielle, malgré les efforts de négociation à Genève. La communauté internationale observe avec attention ces développements, craignant une déstabilisation majeure au Moyen-Orient.



