Le président américain Donald Trump a assuré mercredi qu'il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avant la fin de l'année 2026. Interrogé alors qu'il faisait visiter des chantiers en cours à la Maison Blanche à quelques journalistes, il a répondu : « Oui, je le rencontrerai. » Selon plusieurs observateurs, cette rencontre pourrait avoir lieu en novembre, en marge du sommet de l'Apec (Coopération économique de l'Asie-Pacifique) en Chine.
Une estimation inédite de l'arsenal nucléaire nord-coréen
Lors de cette même intervention, Donald Trump a livré une estimation officielle et d'une précision rare de l'arsenal nucléaire nord-coréen, évaluant que le pays était doté de « 57 armes nucléaires ». « Cela n'aurait jamais dû arriver. Si j'avais été président, je ne l'aurais pas permis », a-t-il ajouté, tout en répétant qu'il s'entendait « très bien » avec le dirigeant nord-coréen. Cette estimation est inédite pour la sécurité américaine, alors que le renseignement américain considère la Corée du Nord comme une menace majeure pour les États-Unis.
Une relation privilégiée entre Trump et Kim Jong Un
Depuis son premier mandat (2017-2021), Donald Trump se targue d'avoir une relation privilégiée avec Kim Jong Un. Cette relation est revenue sur le devant de la scène lorsque le président américain, à la surprise générale, a décidé dimanche d'écourter des exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. Selon lui, ces exercices envoyaient « un signal totalement inapproprié et hostile » à Pyongyang. Donald Trump et Kim Jong Un se sont rencontrés trois fois pendant le premier mandat du président américain. Avant lui, aucun chef d'État américain n'avait jamais rencontré de dirigeant nord-coréen.
Un possible sommet en novembre à l'Apec
La rencontre annoncée par Donald Trump pourrait se concrétiser en novembre, en marge du sommet de l'Apec en Chine. Cette annonce intervient alors que les tensions autour du programme nucléaire nord-coréen restent vives, et que l'estimation de 57 armes nucléaires constitue une donnée nouvelle pour les évaluations de la sécurité régionale et internationale.



