Le SNA De Grasse arrive à Toulon avant une nouvelle campagne d’essais
SNA De Grasse : arrivée à Toulon avant une nouvelle campagne

Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) De Grasse, quatrième des six sous-marins de la classe Suffren, a rejoint son port base de Toulon ce mercredi 1er juillet 2026, une semaine après sa livraison officielle à la Marine nationale, le 24 juin. Ce bâtiment, dernier né des sous-marins nucléaires d’attaque français, n’est pas encore opérationnel : il doit subir une nouvelle campagne d’essais visant à vérifier ses performances militaires, avant une admission au service actif prévue d’ici la fin de l’année.

Un accueil familial et solennel

L’arrivée du De Grasse à la darse Missiessy, au cœur de l’arsenal toulonnais, a été marquée par une forte présence des familles des marins de l’équipage bleu, celui qui a conduit les premiers essais à la mer ces quatre derniers mois. Le capitaine de frégate Owen, commandant de l’équipage bleu, a salué leur soutien : « Votre sacrifice, comme le soutien inconditionnel des personnes qui sont présentes devant moi, ont payé, et vous pouvez partager l’immense fierté qui est la nôtre, ainsi que le sentiment noble et mérité du devoir accompli. »

Parmi les proches, Michel, ancien sous-marinier ayant navigué dans les années 1960 à bord des sous-marins de la classe Narval (Espadon, Morse, Requin), arborait un polo bleu marine brodé de la devise du De Grasse : « D’ombre et d’acier, fort et féroce ». Il a exprimé sa fierté pour son petit-fils, détecteur sous-marin à bord du nouveau SNA.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un état d’achèvement remarquable

Le commandant Owen, qui a déjà commandé le Suffren, premier SNA de nouvelle génération, s’est montré élogieux : « On a réceptionné le De Grasse avec une semaine d’avance par rapport au Tourville, le précédent SNA de la série, et pourtant le bateau est dans un état d’achèvement remarquable. C’est un outil de combat bien né, sûr, rapide, discret, puissant et doté de capacités militaires qui vont venir renforcer encore la crédibilité de notre pays. »

Quatre ans après l’admission au service actif du Suffren, les sous-mariniers continuent de découvrir le potentiel de ces SNA. « À chaque mission, on récupère plus de résultats opérationnels qu’attendus, a déclaré le commandant Owen. Et ce n’est pas fini, puisque le De Grasse, comme les deux prochains sous-marins de la classe Suffren, vont bénéficier d’améliorations, parmi lesquelles la mise à jour des automates, ou la modernisation de certains équipements dont la technologie a évolué depuis la conception du bateau. »

Des équipages renforcés et une numérisation poussée

Le capitaine de frégate Édouard, commandant de l’équipage rouge qui relèvera l’équipage bleu, a souligné l’impact de la numérisation : « De ma cabine, je peux surveiller tous les paramètres du bateau. » Ancien pacha de l’Améthyste, dernier SNA de la classe Rubis encore en service, il a également évoqué le renforcement des équipages : « On tourne avec des équipages de 70 marins, contre 63 au début. Ce surcroît de ressources humaines nous apporte plus d’efficacité, de résilience. C’est important pour la haute intensité. »

Le De Grasse doit prochainement appareiller pour un déploiement de longue durée, notamment aux États-Unis pour la commémoration de la bataille de la baie de Chesapeake. Avant cela, l’équipage bleu défilera sur les Champs-Élysées le 14 juillet 2026.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale