Le Pentagone s'apprête à mesurer le taux de testostérone de ses soldats pour identifier les carences et proposer, si nécessaire, une thérapie hormonale de substitution, a annoncé mercredi le ministre de la Défense, Pete Hegseth. Il s'agit selon lui d'une mesure préventive.
Une mesure préventive pour optimiser les capacités
« Il ne s'agit pas d'améliorer artificiellement votre performance, il s'agit de retrouver et d'optimiser vos capacités naturelles, de préserver votre longévité, et de s'assurer que vous disposez des bases biologiques nécessaires pour tenir au combat », justifie le chef du Pentagone dans une vidéo publiée sur X, légendée « The High-T Department of War », le « Ministère de la Guerre au taux élevé de testostérone ».
Corrélation entre hormones et performance
Pete Hegseth, qui défend une vision viriliste de l'armée, y fait le lien entre taux de testostérone et performance. Concrètement, le taux de testostérone sera mesuré, à partir de trente ans, pendant la visite médicale annuelle. Les plus jeunes pourront s'y soumettre s'ils le souhaitent. « Si un traitement est recommandé, le choix de le suivre vous appartient entièrement », précise Pete Hegseth. Le taux de testostérone diminue naturellement avec l'âge, à partir de la trentaine, selon l'association française d'urologie.
Une mesure floue pour les femmes
Les mots neutres choisis par le ministre, « warriors » et « warfighters », que l'on pourrait traduire par « combattants » en français, ne permettent pas de conclure si la mesure s'appliquera aussi aux femmes militaires, dont la testostérone, produite en quantité beaucoup plus faible, diminue également avec l'âge. Invité à préciser la population concernée, le Pentagone a répondu n'avoir « pour l'instant » aucun autre élément à partager.
Durcissement des normes physiques
Depuis qu'il est le ministre de la Défense de Donald Trump, Pete Hegseth a imposé aux militaires des normes physiques plus exigeantes et calquées sur des standards masculins. Dans un discours aux accents virilistes et belliqueux prononcé en septembre dernier devant un parterre de hauts gradés convoqués sur la base militaire de Quantico, près de Washington, il s'en était notamment pris aux soldats en surpoids et aux « généraux et amiraux gros » croisés « dans les couloirs du Pentagone ».



