Le ministre italien de la Défense pris dans une tempête politique après ses vacances à Dubaï
Alors que la guerre contre l'Iran éclatait, le ministre de la Défense italien, Guido Crosetto, se trouvait en vacances en famille à Dubaï. Cet épisode, survenu le samedi 28 février, a plongé le gouvernement italien dans une nouvelle controverse politique, avec des appels à la démission du ministre.
Un retour précipité et des excuses publiques
Bloqué sur place initialement, Guido Crosetto a pu rejoindre l'Italie le lendemain pour reprendre ses fonctions. Devant la commission des affaires étrangères du Parlement italien, il a présenté ses excuses publiques lundi, reconnaissant une possible erreur de jugement. « J'avais décidé, me trompant peut-être, de m'accorder une période de congés en l'associant à certains engagements institutionnels », a-t-il déclaré, cherchant à justifier sa présence dans l'émirat.
Une opposition qui réclame des comptes
Dans les rangs de l'opposition, le Mouvement 5 étoiles a immédiatement réclamé la démission du ministre. Cofondateur du parti Fratelli d'Italia, la formation de droite radicale de la Première ministre Giorgia Meloni, Crosetto s'était rendu à Dubaï à titre privé. Il a voyagé sans escorte et à bord d'un vol civil, un déplacement dont le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a assuré n'avoir pas été informé.
Des justifications qui peinent à convaincre
Selon la presse italienne, Giorgia Meloni aurait exprimé sa surprise en apprenant le séjour de son ministre dans une région sur le point de sombrer dans la guerre. Crosetto a tenté de se justifier en affirmant que « les informations disponibles ne laissaient pas présager une telle accélération [des événements] ». Il a souligné que lors du précédent conflit impliquant l'Iran, Israël et les États-Unis, les Émirats arabes unis n'avaient pas été attaqués, minimisant ainsi le risque anticipé.
Des contradictions dans les explications
Le ministre a toutefois ajouté une autre version des faits, indiquant avoir voulu ramener sa famille en Italie en raison des risques militaires, avant de rester bloqué sur place. Il a prolongé son séjour pour un entretien officiel prévu pendant ses vacances, une décision qui a finalement conduit à cette situation embarrassante. Cette affaire met en lumière les tensions au sein du gouvernement italien et soulève des questions sur la gestion des crises internationales.



