Lors du 9e congrès mondial contre la peine de mort à Paris, Emmanuel Macron a lancé un avertissement solennel : « Je considère que rien n’est acquis ». Cette mise en garde intervient 45 ans après l’abolition de la peine capitale en France, alors que certaines voix appellent à rouvrir ce débat dans l’Hexagone.
Un combat toujours d’actualité
Le chef de l’État a démoli les arguments des partisans de la peine de mort avec des mots tranchants : « La peine de mort n’a jamais rendu une société plus sûre. Jamais. Parce qu’elle ne dissuade pas. » Il a insisté sur le caractère scientifique de cette affirmation : « Ça a été montré, observé, mesuré. » Pour Macron, les pouvoirs autoritaires qui défendent encore cette pratique se trompent sur sa prétendue valeur dissuasive.
Un enjeu philosophique fondamental
Au-delà des statistiques, le président a rappelé l’enjeu philosophique fondamental : « L’abolition, c’est la reconnaissance de la dignité humaine. » Selon lui, quel que soit le crime commis, la société n’a pas le droit de nier l’appartenance d’un individu à l’humanité. Ce principe constitue selon lui le socle même des démocraties modernes.
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