Face aux incursions russes, l'Union européenne accélère ses plans de défense
Une dizaine de pays de l'Union européenne, confrontés à des incursions répétées de drones russes dans leur espace aérien, souhaitent ériger un « mur anti-drones » pour renforcer leur sécurité. Ce projet, désormais jugé prioritaire, vise à créer un réseau de capteurs capables de détecter et tracer les engins ennemis avant qu'ils ne pénètrent profondément dans le territoire de l'UE.
Une initiative inspirée de l'expérience ukrainienne
Le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius, a souligné vendredi lors d'un entretien à l'AFP la nécessité d'agir rapidement en tirant les leçons de l'Ukraine. Ce pays, qui doit intercepter chaque nuit des centaines de drones russes, est devenu un expert en matière de drones anti-drones, bien plus économiques que les missiles ou les avions de chasse. L'Ukraine a déjà participé à des réunions sur le projet et s'est dite prête à partager son expérience.
Un calendrier serré et un coût estimé à plusieurs milliards
L'objectif est de déployer d'ici un an un réseau de capteurs terrestres et satellitaires pour détecter et tracer les drones. La phase d'interception, plus coûteuse, viendra ensuite. Le coût total est estimé entre plusieurs milliards d'euros, sans chiffrage précis. Les chefs d'État et de gouvernement des 27 doivent en discuter le 2 octobre à Copenhague.
Des incursions répétées qui inquiètent
Les récentes incursions d'une vingtaine de drones et de trois avions de combat russes, ainsi que le survol de mystérieux drones au Danemark ayant perturbé l'aéroport de Copenhague, ont renforcé l'urgence. « La Russie teste l'UE et l'Otan », a déclaré M. Kubilius, appelant à une réponse ferme et unie.



