Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a réaffirmé qu'il ne serait pas candidat à l'élection présidentielle de 2027, tout en esquissant les contours d'un budget de la défense réversible, dans un entretien accordé au Figaro.
Une candidature définitivement écartée
Interrogé sur ses ambitions présidentielles, Sébastien Lecornu a été catégorique : « Je ne serai pas candidat à la présidentielle de 2027 ». Cette déclaration met fin aux spéculations qui circulaient sur une éventuelle candidature du ministre, alors que le camp présidentiel cherche un successeur à Emmanuel Macron.
Le ministre a justifié son choix par sa volonté de se consacrer pleinement à ses fonctions actuelles. « Mon rôle est de préparer l'armée de 2030, pas de préparer une élection », a-t-il ajouté, soulignant l'importance de la continuité dans les affaires militaires.
Un budget réversible pour la défense
Dans le même entretien, Sébastien Lecornu a détaillé son projet de budget réversible pour les armées. Ce concept vise à adapter les crédits alloués à la défense en fonction des évolutions géopolitiques et des menaces.
« Le budget doit pouvoir être réversible, c'est-à-dire qu'il doit pouvoir augmenter ou diminuer en fonction des besoins », a expliqué le ministre. Il a précisé que cette approche permettrait de répondre plus efficacement aux crises imprévues, tout en maintenant une trajectoire financière soutenable.
Des priorités claires pour l'armée de 2030
Sébastien Lecornu a également rappelé les grandes priorités de son ministère pour la décennie à venir. Parmi celles-ci figurent la modernisation des équipements, le renforcement des capacités de renseignement et l'adaptation aux nouvelles formes de conflictualité, notamment dans le cyberespace.
Le ministre a insisté sur la nécessité de préparer l'armée française aux défis de demain, tout en assurant une gestion rigoureuse des finances publiques. Cette vision s'inscrit dans le cadre de la loi de programmation militaire, qui fixe les orientations budgétaires sur plusieurs années.
Cette prise de position intervient dans un contexte où les débats sur le financement de la défense nationale sont particulièrement vifs, alors que la France doit faire face à des menaces multiples et à des contraintes budgétaires croissantes.



