Avec leur tenue bouffante jaune et bleu, leur hallebarde et un casque coiffé d'une plume d'autruche, ou pour certains une tenue de velours rouge et noir, les hommes de la Garde suisse pontificale incarnent une tradition au cœur du Vatican.
Qui sont les gardes suisses ?
Cette plus petite armée du monde a la lourde et sérieuse mission de protéger le pape et le Vatican. Artistes de parades, simples catholiques volontaires ou militaires aguerris ? Qui sont réellement ces gardes suisses qui participent ce mercredi 6 mai à la cérémonie d'assermentation solennelle de prestation de serment devant Léon XIV et de nombreuses personnalités ?
Faut-il être Suisse pour être garde suisse ?
La réponse coule de source : c'est un grand oui. C'est même une règle essentielle. Il faut en effet être helvète, avoir le passeport suisse et avoir déjà terminé une formation.
Des conditions drastiques pour devenir un garde suisse
Le garde suisse doit être catholique, et pas que de circonstance : un papier du curé doit attester qu'il « fréquente les sacrements ». C'est un vrai catholique pratiquant. La Garde suisse est une tradition vieille de plus de 500 ans qui « représente un honneur pour la Suisse et il est attendu que le candidat nourrisse un attachement particulier pour la Suisse », précise le site d'information de la Garde pontificale.
Côté profil, le candidat doit avoir entre 19 et 30 ans, être en très bonne santé, mesurer 1,74 mètre minimum. C'est un corps militaire exclusivement masculin. Il faut être célibataire au moment d'entrer dans la Garde et pour pouvoir se marier, le garde doit avoir au moins 25 ans, avoir servi durant cinq ans et s'engager pour trois années supplémentaires.
Quelle est leur histoire ?
Ce n'est pas un simple métier, mais une vocation, un engagement spirituel et militaire. Le 6 mai de chaque année, les recrutés prêtent serment. Une date qui ne doit rien au hasard car elle correspond à un moment tragique de leur histoire et remonte au sac de Rome en 1527, lorsqu'ils protégeaient le pape Clément VII. Sur les 189 gardes suisses au matin du 6 mai de cette guerre civile, seuls 42 gardes survécurent, mais leur diversion a permis d'aider la fuite du pape, accompagné d'un contingent de sa garde rapprochée.
Que font-ils ?
Ils sont chargés de la sécurité du pape et des lieux les plus sacrés de la chrétienté. Ils reçoivent une formation intensive, dispensée par la Police cantonale du Tessin, au centre de formation de la Police et de l'Armée Suisse à Isone, puis une autre formation spécifique au Vatican.
La Garde suisse pontificale surveille toutes les entrées officielles de la Cité du Vatican, effectue des contrôles d'accès. Lors d'audiences et de cérémonies religieuses avec le Saint-Père, les gardes surveillent l'événement. Certains, de grades supérieurs, assurent en tenue civile la protection rapprochée. Les sous-officiers et les officiers accompagnent également le pape lors de ses voyages apostoliques à l'étranger.
Lors des visites officielles de chefs d'État, de Premiers ministres et d'ambassadeurs, les gardes suisses assurent également un service d'honneur. Ils assurent aussi les honneurs militaires et certains services d'honneur pendant des messes et des audiences.



