Fréjus : 60 appelés du Service national volontaire au 21e RIMa
Fréjus : 60 appelés du Service national au 21e RIMa

Basé à Fréjus, le 21ᵉ Régiment d’Infanterie de Marine (21ᵉ RIMa) se prépare à accueillir une soixantaine d’appelés du Service national volontaire. L’incorporation des jeunes recrues est prévue le 7 octobre 2026.

Un dispositif présidentiel pour la défense nationale

La rentrée prochaine sera marquée par le grand retour du Service national, nouvelle formule. Un dispositif voulu par le président de la République Emmanuel Macron dans un contexte de menaces durables et multiformes. Pour cette première année, quelque 3.000 jeunes volontaires seront accueillis au niveau national, aussi bien dans l’armée de Terre, que dans l’armée de l’Air et de l’Espace ou la Marine nationale.

« Avec 60 appelés, le 21e RIMa fait partie des régiments qui en accueilleront le plus », assure le commandant Sébastien, chef du bureau des ressources humaines sur le camp Lecocq à Fréjus. Et à quatre mois de l’échéance, le recrutement des jeunes Français volontaires bat enfin son plein.

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Découvrir l’armée, et plus si affinité

« Il existe plein de métiers différents au sein du régiment. Avant de procéder au recrutement à proprement parler, il a d’abord fallu définir les postes que l’on voulait ouvrir aux jeunes intéressés par le Service national. Sur les 60 postes proposés, environ 45 sont des postes de combattant d’infanterie, le cœur de métier du régiment. Les 15 postes restants, dont quatre d’aspirants, s’adressent plutôt à des spécialistes dans les domaines des ressources humaines, du secrétariat, de la logistique, ou encore de la maintenance des véhicules », détaille le commandant Sébastien.

Ce travail préparatoire terminé, les évaluations ont commencé il y a environ un mois et demi. « Chaque jeune candidat qui s’est inscrit sur le site internet sengager.fr doit passer un entretien personnalisé et une visite médicale. Cette dernière sert à vérifier qu’ils sont aptes physiquement pour accomplir les missions qui leur seront confiées pendant les dix mois de service », glisse le commandant Sébastien.

« Il faut bien sûr être en bonne forme physique, mais les tests de sélection sont quand même moins exigeants que ceux destinés aux militaires d’active », rassure l’adjudant Joris, chef de section qui sera en charge des 60 premières recrues du 21e RIMa dans le cadre de ce Service national.

Parmi les quatre candidats reçus ce lundi 18 mai au camp Lecocq, Tom, 19 ans, se montre confiant. « Je viens de passer mon entretien. On m’a questionné principalement sur ma motivation, sur les raisons qui m’ont poussé à me porter candidat au Service national. Personnellement, je trouve qu’il est important de défendre son pays. À l’issue des dix mois de Service national, j’espère d’ailleurs pouvoir m’engager plus longuement dans l’armée », confie le jeune homme.

Le programme des formations à affiner

Habitant Istres où il travaille comme livreur dans une blanchisserie industrielle, Tom a en tout cas pu tester le confort du casernement. « Le plus compliqué, c’est de faire le lit au carré », plaisante le jeune homme. À ce sujet, pour accueillir les jeunes volontaires, des travaux de rénovation sont en cours dans l’aile d’un bâtiment de la 6e compagnie.

« Comme tout militaire du rang, les appelés du Service national seront logés au sein du régiment. On est attaché à cette expérience de la vie en communauté », explique le chef du bureau des ressources humaines du 21e RIMa. Persuadé que ce Service national apportera « une plus value » au 21 (et aux différentes unités militaires qui accueilleront des volontaires), l’officier assure : « Chaque année, on incorpore de 160 à 200 jeunes militaires d’active. On sait faire ».

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Côté formation - deux mois sur les dix que dure le Service national - le programme reste encore à affiner. « On travaille encore dessus actuellement. On est entre les deux semaines de formation qu’effectuent les réservistes et les six mois des militaires d’active. Il va falloir trouver le bon dosage. Si les volontaires du Service national n’ont pas vocation à partir en opération extérieure, ils recevront néanmoins une instruction de base au combat et une formation au tir leur permettant de participer à l’opération Sentinelle sur le territoire national et de jouer les “méchants” - les forces adverses - dans le cadre de la préparation opérationnelle des militaires d’active », précise l’adjudant Joris.

Une chose est sûre : tout sera prêt pour le 7 octobre, date d’incorporation des recrues du Service national.

Note : Pour des raisons de sécurité, seul le prénom des militaires est communiqué.