Un déficit commercial qui explose
Comment stopper le rouleau compresseur chinois sans se faire écraser ? C'est le dilemme de l'année pour l'Union européenne. L'enjeu est la survie de ce qu'il lui reste d'industrie. En expansion constante, le déficit commercial avec Pékin a atteint au mois de juin le record historique de 1,1 milliard d'euros par jour. Les experts de la Commission anticipent avec angoisse un trou quotidien de 1,5 milliard d'euros d'ici la fin de l'année. C'est insoutenable.
Les causes de cette dépendance
L'UE importe massivement des biens chinois, notamment dans les technologies vertes, l'électronique et les équipements industriels, tandis que ses exportations stagnent. Les mesures de rétorsion chinoises contre les produits européens, comme les enquêtes antidumping sur le cognac et le porc, aggravent la situation. Selon des analystes, la stratégie de Pékin vise à affaiblir l'industrie européenne tout en renforçant sa propre souveraineté technologique.
Les réponses européennes envisagées
Bruxelles songe à des droits de douane sur les voitures électriques chinoises, une taxe carbone aux frontières et des subventions pour relocaliser les industries critiques. Mais chaque mesure doit éviter une escalade commerciale qui nuirait aux deux parties. La Commission européenne insiste sur la nécessité de diversifier les chaînes d'approvisionnement et de réduire la dépendance aux importations chinoises.
Un impact sur l'emploi et la souveraineté
Ce déficit record menace des milliers d'emplois dans les secteurs manufacturiers européens. Des pays comme l'Allemagne, la France et l'Italie sont particulièrement exposés. Sans action rapide, l'UE risque de perdre toute capacité industrielle stratégique face à la concurrence chinoise. L'urgence est donc de trouver un équilibre entre protection et ouverture, sans céder à la panique protectionniste.



