Une cérémonie d'installation marquée par une forte affluence à Tarnos
L'installation du nouveau Conseil municipal de Tarnos s'est déroulée dans une ambiance particulièrement solennelle et chargée d'émotion le samedi 21 mars. Dès le matin, une foule exceptionnellement nombreuse s'est pressée à l'Hôtel de Ville pour assister à ce moment clé de la démocratie locale. Parmi les personnalités présentes, on pouvait remarquer au premier rang les anciens maires Pierrette Fontenas et Jean-Marc Lespade, venus témoigner de la continuité institutionnelle.
Un contexte électoral favorable pour la majorité sortante
Cette installation faisait suite aux résultats du scrutin municipal du dimanche précédent, où la liste conduite par le maire sortant Marc Mabillet avait été élue dès le premier tour avec un score significatif de 59,04% des suffrages exprimés. Cette victoire nette a créé les conditions d'une transition politique sereine, bien que l'opposition ait fait entendre sa voix lors des débats préparatoires.
Les déclarations politiques : entre unité et vigilance
Lors des déclarations préalables à l'élection, Didier Farges, s'adressant aux « camarades et amis », a rappelé avec force le partenariat historique liant le Parti socialiste à la majorité reconduite. « L'union de la gauche doit être forte, avec comme étendard le triptyque liberté, égalité, fraternité », a-t-il déclaré, soulignant ainsi les valeurs fondamentales qui sous-tendent l'action municipale.
Sur les bancs de l'opposition, Antoine Roblès a adressé ses félicitations protocolaires à la nouvelle équipe, tout en exprimant des réserves substantielles. « Entendez le murmure de celles et ceux qui se sentent oubliés, dont les terrains sont devenus inconstructibles, ceux qui s'inquiètent pour leur quartier », a-t-il insisté, pointant du doigt la progression préoccupante de l'abstention et les préoccupations concrètes des administrés.
L'élection du maire et le discours d'investiture
Seul candidat déclaré à la fonction de premier magistrat, Marc Mabillet a été élu avec 27 bulletins favorables, contre six votes nuls ou blancs, déclenchant une salve d'applaudissements nourris de la part de ses soutiens. Aussitôt ceint de l'écharpe tricolore, après l'élection des neuf adjoints, il a prononcé un discours d'investiture résolument militant.
« C'est de nos villes et de nos villages que viendront une partie des solutions contre les inégalités et le néocapitalisme ultralibéral de plus en plus débridé », a-t-il affirmé avec conviction, exhortant les « acteurs et actrices du quotidien à ne pas tomber dans le renoncement ». Sur un ton déterminé, il a rappelé les priorités du mandat qui débute et a martelé un message fort : « Tarnos est un îlot de résistance et le restera, je m'y engage ».
Un moment de recueillement et la mise en place des nouvelles instances
La cérémonie s'est achevée par un moment particulièrement solennel : le dépôt d'une gerbe et un recueillement collectif devant la plaque dédiée aux élus et personnels communaux victimes de la barbarie nazie. Ce geste mémoriel a rappelé le poids de l'histoire et la responsabilité qui incombe aux nouveaux élus.
Le prochain Conseil municipal est d'ores et déjà programmé pour le jeudi 2 avril. À l'ordre du jour : l'élection des membres des quatre commissions nouvellement créées, qui structureront le travail municipal autour des thématiques essentielles de l'aménagement, de l'émancipation, des finances et de l'action sociale.
La composition de l'exécutif municipal
Le Conseil municipal a approuvé la création de neuf postes d'adjoints, dont l'entrée en fonction a été immédiate :
- Emmanuel Saubiette
- Aurélie Orduna
- Alain Perret
- Isabelle Dufau
- Nicolas Domet
- Élisabeth Mounier
- Christophe Garans
- Cécile Troisvallets
- Patrick Cendres
Tous ont également été élus conseillers communautaires, aux côtés de Nelly Picat. Pour l'opposition, Antoine Roblès, Alice Cassaing et Marie-Ange Delavenne complètent cette représentation intercommunale, assurant ainsi une diversité de points de vue dans les instances de décision territoriale.



