Rave party dans le Cher : le ministre de l'Intérieur rappelle l'illégalité
Rave party dans le Cher : Nuñez rappelle l'illégalité

À Cornusse, près de Bourges, la rave party débutée le 1er mai se poursuit. Malgré la découverte d'un obus près du site et le déploiement de 600 gendarmes, aucun incident majeur n'est à déplorer. Au deuxième jour du Teknival de Bourges, les festivaliers sont toujours très nombreux. Samedi soir, la foule a continué à grossir pour atteindre jusqu'à 40 000 participants. Ce dimanche, la tendance est plutôt autour de 17 000 à 20 000 teufeurs.

Le ministre de l'Intérieur sur place

Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez s'est rendu sur place en milieu de journée ce dimanche. Originaire de Bourges, il était attendu par les festivaliers depuis la matinée. Depuis un point de contrôle des forces de l'ordre aux alentours du site, il a entamé sa prise de parole par un droit de réponse adressé à la socialiste Martine Tondelier et à l'insoumise Sandrine Rousseau, qui ont critiqué son déplacement en le qualifiant de « répressif ».

« Ces rassemblements musicaux sont soumis à des règles juridiques. Dès lors qu'un rassemblement musical dépasse 500 personnes, il faut le déclarer en préfecture », a-t-il rappelé. « Ce qui s'est passé depuis la nuit de jeudi à vendredi n'obéit à aucune de ces règles juridiques. C'est donc un rassemblement illégal », a ajouté Laurent Nuñez.

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« Un rassemblement musical illégal »

Le ministre a rappelé la gravité de l'occupation des lieux : « On est en zone agricole, il y a énormément de riverains, et en plus on est sur un terrain militaire ». Un terrain fermé au public et qui, lorsqu'il est ouvert, n'est pas fait pour « s'y arrêter », a-t-il souligné. Il a balayé les qualificatifs de « gentils festivaliers qui sont pour faire la fête et qui ne créent aucune nuisance » et dénoncé les perturbations engendrées par les teufeurs : « Sur ce polygone, il y a des agriculteurs qui exploitent les terres et qui subissent du fait de la rave party un très lourd préjudice. On a également des maires des communes qui ont constaté des stationnements sauvages. »

En 2025, le ministre rappelle qu'il y a eu plus de 337 rave parties au total, seuls 4 % d'entre elles avaient dépassé les 1 000 festivaliers et se déroulaient en toute illégalité.

2 ans de prison et 30 000 euros d'amende

En conclusion de sa prise de parole, le ministre a rappelé la motivation du gouvernement à faire appliquer la future loi Ripost, qui vise notamment à criminaliser l'organisation de rave parties. « Le fait que ce soit organisé sur une emprise militaire, c'est une revendication anti-militaire. Cette revendication ne fait que renforcer la motivation du gouvernement à mieux réprimer ce type d'organisation sauvage. » Si la loi est adoptée au Journal Officiel, « organiser une rave party maintenant, ce sera un délit puni de 2 ans d'emprisonnement », assure le ministre. Des interpellations ont eu lieu parmi les 20 000 teufeurs, mais malgré l'alerte des autorités, la rave party sur ce terrain militaire dangereux se poursuit.

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