Laurence Rouède tourne la page municipale après dix-neuf ans d'engagement à Libourne
Après dix-neuf années passées au cœur de la mairie de Libourne, dont douze en tant que première adjointe, Laurence Rouède a pris la décision de ne pas se représenter aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars. Ce choix, longuement mûri, lui permet de se consacrer pleinement à ses responsabilités régionales tout en demeurant profondément ancrée dans la vie libournaise. Elle aurait pu poursuivre son mandat, accumuler les fonctions et capitaliser sur son expérience, mais elle a opté pour un changement de cap, qualifiant cela non pas d'un retrait, mais d'un déplacement stratégique.
Un parcours marqué par la confiance et l'innovation
Arrivée en 2007 comme directrice de cabinet de Gilbert Mitterrand, Laurence Rouède a débuté par la porte technique, s'initiant aux arcanes de la décision publique. En 2014, le maire Philippe Buisson l'a propulsée première adjointe, un geste audacieux dans un environnement encore largement masculin. « Il a osé », résume-t-elle, saluant cette confiance. Philippe Buisson souligne aujourd'hui encore son rôle précieux : « Laurence fut une élue remarquable, avec une capacité de travail exceptionnelle ».
En charge de la coordination des politiques municipales, des marchés publics, puis des ressources humaines, elle s'est immergée dans les mécanismes essentiels de la ville. « Les ressources humaines, c'est le cœur du réacteur », affirme-t-elle, revendiquant une proximité avec les agents municipaux. Son autre fierté réside dans le projet urbain lancé en 2014, incluant la rénovation de l'église Saint-Jean, un symbole tangible de son action locale.
L'essor régional et les perspectives futures
Laurence Rouède a également joué un rôle clé dans la création de la Communauté d'agglomération du Libournais (Cali) en 2012, dont elle fut la première directrice de cabinet. Aujourd'hui vice-présidente de la Nouvelle-Aquitaine, elle pilote des dossiers majeurs comme l'aménagement du territoire et les politiques contractuelles. « C'est passionnant mais très exigeant », confie-t-elle, évoquant la nécessité d'une agglomération forte pour négocier avec les instances supérieures.
Son départ de la mairie n'est pas synonyme d'abandon. Elle reste Libournaise et n'exclut pas de futures ambitions, notamment aux sénatoriales. Philippe Buisson estime qu'elle « ferait une remarquable sénatrice de la Gironde », soulignant son parcours cohérent. Dans son discours, Laurence Rouède insiste sur l'équilibre entre vie personnelle et engagement, affirmant que l'action publique est une œuvre collective de long terme.
- Dix-neuf ans de service municipal, avec un impact durable sur Libourne.
- Transition vers des responsabilités régionales en Nouvelle-Aquitaine.
- Perspectives ouvertes pour les élections sénatoriales, soutenues par ses pairs.
Ainsi, Laurence Rouède démontre qu'il est possible de quitter une fonction sans quitter une ville, en maintenant un engagement public fort et réfléchi.



