Le 4 mai dernier, Solar Impulse 2, le premier avion solaire à avoir effectué un tour du monde, s'est écrasé en mer dans le golfe du Mexique, au sud de la Floride. L'appareil, qui avait été supervisé depuis Monaco lors de son exploit en 2016, était devenu un drone militaire après avoir été vendu à la société américaine Skydweller Aero en 2019.
Un exploit historique
En 2016, les pilotes Bertrand Piccard et André Borschberg avaient réussi à faire le tour du monde à bord de Solar Impulse 2, utilisant uniquement l'énergie solaire captée par des panneaux photovoltaïques installés sur ses ailes. Le centre de contrôle de cette aventure était basé à Monaco, ce qui rendait l'exploit également monégasque.
Une fin tragique
Solar Impulse 2 participait à un exercice de la marine américaine lorsqu'il a été victime des conditions météorologiques. Selon Skydweller Aero, citée par l'AFP, l'avion n'a pas pu regagner son point de départ à Stennis, dans le Mississippi. Avant de s'écraser, il avait battu un record de huit jours et quatorze minutes de vol en continu.
L'équipe de Solar Impulse, interrogée par l'agence de presse suisse ATS-Keystone, s'est dite « attristée par la perte d'un fleuron technologique », tout en précisant qu'il ne s'agissait plus de l'avion original, car il avait été « repris et profondément modifié » par Skydweller Aero.
Réactions et conséquences
Bertrand Piccard et André Borschberg ont ressenti une vive émotion en apprenant la nouvelle. Leur fidèle destrier, symbole de l'aviation durable, a disparu dans les eaux du golfe du Mexique. Cet accident rappelle les défis techniques et météorologiques auxquels sont confrontés les drones de haute technologie.



