La municipalité souhaite utiliser son droit de préemption pour acquérir un terrain afin d'y aménager un espace public de détente et de loisirs. Cette décision suscite la colère de la propriétaire du camping des Sables, Frédérique Daugrois, qui avait déjà signé un compromis de vente avec un acheteur privé.
Un différend financier important
Lors du dernier conseil municipal, les élus ont approuvé le projet d'aménagement du terrain, actuellement occupé par le camping, et ont décidé de faire jouer le droit de préemption pour acquérir les 5 487 mètres carrés au prix de l'estimation des Domaines majorée de 10 %, soit 143 000 euros. Or, la propriétaire avait trouvé un acquéreur prêt à payer 521 000 euros, et un compromis de vente avait été signé. La différence entre les deux montants est considérable.
Réactions de la propriétaire et de son compagnon
Frédérique Daugrois, qui souhaite prendre sa retraite après de nombreuses années à gérer le camping, exprime son mécontentement. Son compagnon, le réalisateur Jean-Luc Blanchet, dénonce une « félonie » de la part de la maire Catherine Morin, qui les avait rassurés avant les élections municipales. Selon lui, la parcelle a été largement sous-estimée par les Domaines.
Un recours devrait être déposé dans les jours à venir, et le juge de l'expropriation pourrait être saisi pour fixer le montant des indemnités. En attendant, le camping restera ouvert cet été.



