Le centre LPO de Villeveyrac veut rouvrir en septembre 2026
Centre LPO de Villeveyrac : objectif réouverture en 2026

Le centre de sauvegarde de la faune sauvage de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) d'Occitanie, situé à Villeveyrac, fermé depuis septembre 2025 faute de moyens, pourrait reprendre son activité dès septembre 2026. Le président régional de la LPO, Pierre Maigre, accompagné du conseil d'administration, œuvre activement à sa relance.

Un nouveau modèle économique en construction

Pour assurer une viabilité à long terme, la LPO cherche à diversifier ses sources de financement et à moins dépendre des subventions publiques. "Il était impératif de trouver un nouveau modèle économique pour pouvoir perdurer avec moins de soucis", explique Pierre Maigre. Des groupes de travail ont été mis en place et des réunions hebdomadaires sont organisées. Le président se dit agréablement surpris par l'engagement des bénévoles.

La LPO sollicite de nouveaux partenaires : mécènes, particuliers et organismes publics locaux. À ce jour, environ 30 000 € de dons ont été collectés. Une convention de quarante ans a été signée avec la mairie de Villeveyrac, et Sète Agglopôle pourrait doubler sa subvention, actuellement d'environ 10 000 €.

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Un budget annuel de 160 000 € nécessaire

Pour fonctionner dans de bonnes conditions, le centre a besoin de 160 000 € par an, soit moins que les 200 000 à 250 000 € des années précédentes. L'objectif est d'employer trois à quatre salariés, complétés par cinq à six stagiaires annuels. Cette organisation est jugée viable sur le long terme par Pierre Maigre.

La fermeture en 2025 avait entraîné le licenciement économique de quatre salariés à temps plein : trois soigneuses et une médiatrice en faune sauvage.

Une mission cruciale pour la faune sauvage

Le centre accueille chaque année entre 2 500 et 3 000 animaux en détresse, dont 500 mammifères. Outre les oiseaux, il soigne des hérissons et des écureuils avant de les relâcher si leur état le permet. Durant l'été 2025, jusqu'à 50 oiseaux entraient quotidiennement, un record qui souligne l'importance de cette structure.

Les discussions se poursuivent avec Sète Agglo, la réserve de Sigean et des partenaires privés. "Ça ne se fait pas en un claquement de doigts", conclut Pierre Maigre, déterminé à voir le centre renaître.

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